Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
Google
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > Pays Basque 2008-06-21
Maison d’arrêt de Bayonne : ils sont trop derrière les barreaux, pas assez devant

Les matons aussi en ont ras-le-bol. Privés du droit de grève de par leur statut, les gardiens de la maison d’arrêt de Bayonne ont passé la journée d’hier postés devant l’entrée de l’établissement. Ils ont dénoncé, au nom du syndicat UFAP-UNSA, les directives "ubuesques et insultantes pour le personnel". Un récent projet de loi pénitentiaire et des directives de l'Administration pénitentiaire visent à améliorer les conditions de vie des détenus : cellules individuelles, prolongement des promenades et séances de parloir, extension des activités sportives le week-end... Seul problème : aucun agent supplémentaire n’est prévu.

Alors que tous les personnels des établissements pénitentiaires de l’Hexagone ont protesté hier, les gardiens de la maison d’arrêt de Bayonne avaient de bonnes raisons de se mettre particulièrement en avant. Lorsque la surpopulation pénale avoisine les 125% dans tout l’Etat, l’établissement Bayonnais plafonne à... 220%. "On frise la folie : pour 76 places, on compte 167 détenus : 112 condamnés et 55 prévenus" détaille Jean-Luc Carasco, délégué syndical UFAP-UNSA à la maison d’arrêt.

Insultes

La maison d’arrêt de Bayonne emploie 37 agents, qui se relaient par équipe de 12 à 14. Outre les emplois du temps lourds ("quand on nous appelle pour venir travailler le week-end, on n’a pas à discuter"), les relations avec les détenus sont de plus en plus tendues. "Il n’y a pas encore eu de violence physique, mais nous sommes de plus en plus insultés" témoigne le délégué syndical.

La situation va en s’empirant depuis que la Direction Interrégionale de Bordeaux transfère régulièrement des cas difficiles à Bayonne. "Nous avons la réputation de savoir bien cadrer les détenus à problèmes. Alors on nous envoie ceux que les autres établissements ne peuvent pas gérer" précise Jean-Luc Carasco. "Et on règle les conflits par la parole" ajoute-t-il. "Nous ne sommes pas armés face aux détenus : pas de matraque ou de teaser électrique, on n’est pas en Amérique ici. Tant mieux, ce n’est pas en matraquant les gens qu’on règle les problèmes". Mais l’UFAP-UNSA dénonce "la mise en danger" des agents.


Print
 
...More news
Sujet à la une
Immobilier : les prix du centre ancien de Bayonne se stabilisent, mais les travaux peuvent coûter cher
Pays Basque
Pour SFR, les antennes ne sont pas nocives
Pays Basque
Le nombre de bascophones en déclin au nord
Pays Basque
Le Pays Basque invité d’honneur en Bretagne
Culture
Un avenir très incertain pour Garazikus
Culture
La femme étoile qui monte, qui monte
Sports
Du très haut niveau au mur à gauche de St-Jean-de-Luz
Sports
Hiddink, star de Russie
Pays Basque
Une fillette meurt de strangulation à la crèche municipale de Ciboure
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise Sarean zer |