Emmanuel PIONNIER
Equipe la plus couronnée de la NBA, les Boston Celtics, qui patientaient depuis 1986, ont ajouté un 17e titre à leur palmarès en écrasant les Lakers 131 à 92 lors du match N.6 de la finale, mardi dans leur salle (nuit de mardi à mercredi heure française).
Entre 1957 et 1969, sous la houlette du légendaire entraîneur Red Auerbach, dont la statue trône au centre-ville, les Celtics avaient remporté 11 titres sur 13 possibles, dont huit consécutifs (1959-1966). Une nouvelle génération, symbolisée par Larry Bird, avait ensuite fait les beaux jours des supporteurs de Boston dans les années 1980, avec trois titres (1981, 1984 et 1986) et deux finales (1985 et 1987). Et depuis plus rien...
Mais cette saison, tout a changé avec les arrivées de Kevin Garnett et de Ray Allen. De l’une des plus mauvaises équipes l’an passé, les Celtics sont devenues la meilleure. "Je savais que si j’avais (à mes côtés) d’autres avec lesquels jouer, je pourrais m’ajuster. Une fois que ces gars sont arrivés, je savais que cela se passerait bien et qu’on ramènerait le N.17", a expliqué l’ailier Paul Pierce.
Et cette finale n’a fait que confirmer la suprématie, essentiellement basée sur la défense, des joueurs du Massachusetts pendant la saison régulière. Les Celtics avaient raté l’occasion dimanche à Los Angeles de boucler la saison. Mais revenus devant leur assourdissant public, les Verts n’ont pas laissé passer leur chance.
Dès le deuxième quart-temps, remporté (34-15), les Celtics ont pris le large, en dominant les Lakers dans tous les coins du parquet. Sous les panneaux, l’Espagnol Pau Gasol et Lamar Odomont subi la loi d’un immense Kevin Garnett, bien aidés par ses coéquipiers à l’intérieur. Paul Pierce a tenu la dragée haute à Kobe Bryant. Ray Allen s’est promené sur son aile. Après avoir fait la différence à la pause en menant de 23 points (58-35), les Celtics se sont juste appliqués à jouer avec sérieux avant de savourer les dernières minutes sur le parquet. En face les Californiens ont vécu un calvaire se faisant littéralement humilier sur le parquet et "chambrer" depuis les tribunes.