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Le "sixième continent" a decouvrir
·Six grottes de la corniche Cantabrique et des Pyrénées-Atlantiques se sont jumelées pour encourager les visites
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Hier matin avait lieu la présentation du projet "Sous la terre et sans frontières". Initiative qui regroupe six grottes du Pays Basque, à savoir, Sorginen leizea de Zugarramurdi, Ikaburu d’Urdax, les grottes de Sare, Pozalagua de la vallée de Karrantza (Biscaye), Mendukilo d’Astiz (Biscaye) et Arrikrutz d’Oñati (Guipuzcoa).C’est un projet qui a débuté en septembre 2007. Les grottes se sont jumelées afin de faire connaître les ressources naturelles et encourager les gens qui viennent voir une grotte, à aller en visiter d’autres. "L’idée nous est venue car il s’agit d’un produit touristique important". Pour l’instant, la promotion concerne six grottes mais la porte reste ouverte à celles qui seraient intéressées. Cette promotion permet de fidéliser le visiteur et d’en faire un suivi. Ce qui permettra ensuite de mieux cibler le public et de connaître ses attentes. Le tarif préférentiel est toujours attrayant. En clair, lors de sa première visite, il paye le tarif normal. La grotte membre de ce jumelage appose son cachet sur le livret promotionnel. Le livret cacheté donne droit à une réduction de 20% sur le tarif individuel. Après avoir cacheté tout le livret, le visiteur a droit à un cadeau : un DVD contenant des photos des grottes. Ainsi, ils ont voulu tous ensemble, plutôt que de travailler chacun de son côté, aller à l’encontre de cette image "ringarde" des grottes. "On juge les sites sombres et non aménagés. On pense que quand on a vu une grotte, on les a toutes vues." L’objectif des grottes jumelées est donc, tout d’abord, de modifier l’image de la grotte. Ensuite, de rendre accessible le site au plus grand nombre de visiteurs, tout en respectant l’environnement. Enfin, de déployer les actions de communication et les supports de promotion.
Ce fascicule est normalement valable que durant l’arrière-saison, en période estivale "les contraintes d’organisation empêchant sa mise en place". Toutefois, les inondations de l’année dernière avaient rendu les grottes de Sare inaccessibles. L’opération commence donc maintenant et l’initiative sera poursuivie d’après les promoteurs.
Moderniser grâce à la technologie
Pour combattre l’image "ringarde" des grottes, on les
modernise avec de nouvelles techniques. A Sare, des lampes LED sont utilisées.
Elles permettent de conserver la puissance d’éclairage sans émettre des
rayonnements chauffants. Ainsi, il n’y a pas de prolifération de mousse ou de
champignons. Il y a aussi un hologramme projeté de lamina. Ils ont opté pour une
approche moderne de la visite traditionnelle axée sur la géologie. "Il faut
trouver le juste milieu, on n’est pas à EuroDisney". Vulgariser oui, mais
jusqu’à un certain point. A Urdax ils ont la même approche. A Zugarramurdi,
l’approche est différente car une partie est à ciel ouvert.
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