Les luthiers résistent au violon chinois à 15 euros
"Sur internet, vous trouvez des violons à 15 euros : c’est moins cher qu’un jeu de cordes !", soupire Gilles Braem, un luthier bordelais qui mise sur l’excellence et la pédagogie pour résister à la concurrence des violons chinois, moins chers et de plus en plus performants. "Il s’en vend malheureusement beaucoup. Acheter bon marché, ça revient toutefois cher quand c’est du jetable", remarque-t-il. Un violon chinois peut toutefois en cacher un autre. Derrière les produits bas de gamme fabriqués à la chaîne arrivent en effet de plus en plus de violons d’étude de bien meilleure qualité. Faute d’étude chiffrée, aucune donnée ne permet de mesurer précisément la part occupée par les instruments chinois dans l’Hexagone.
Le Girondin Gilles Braem met l’accent sur l’importance des "échanges" avec les clients. "C’est en informant les gens qu’on restaurera une bonne consommation et fera écouter la différence, pas en demandant des subventions", explique-t-il.
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