Dick Rivers est fatigué de l’image kitsch et rigolote de rocker à la française qui lui colle aux santiags : entièrement écrit par le jeune Joseph d’Anvers, son nouvel album est marqué par une gravité inhabituelle et hanté par les thèmes de la solitude et de la vieillesse.
"Je suis très fier de cet album et j’espère qu’il fera un peu oublier le personnage au profit de l’interprète", explique-t-il avant la sortie, lundi, de ce disque intitulé L’homme sans âge.
Dans l’esprit du plus grand nombre, Dick Rivers, avant même d’être un chanteur, est d’abord un personnage presque digne d’un "cartoon", l’éternel rocker aux santiags et à la banane noir corbeau. Une image envahissante vis-à-vis de laquelle il confesse un certain ras-le-bol... même si son look est immuable.
"Je pense que je vaux mieux que ça, estime-t-il. Quand on a un personnage aussi fort que moi, c’est très difficile d’essayer de ramener les choses à l’essentiel, à ce qui fait que j’existe depuis 47 ans : la musique".
Dans son interprétation, Dick Rivers évite les effets de manche et privilégie une sobriété qui met en valeur sa voix grave de crooner.