Rencontres à Bidarray pour tisser des liensentre les passionnés d’oiseaux migrateurs
·Ce week-end, spécialistes et amateurs avertis échangent leurs connaissances pour mieux protéger les oiseaux
Les Pyrénées basques sont le troisième site de migration le plus important d’Europe. Cela n’a pas été la seule raison pour déterminer le lieu des premières rencontres de Mission Migration. Les observateurs du Pays Basque ont une expérience enrichie par 26 années de travail. C’est pourquoi les passionnés de rapaces, pigeons et autres oiseaux migrateurs se trouvent en ce moment à Bidarray. Ces rencontres ont débuté hier et vont se poursuivre jusqu’à dimanche.
Réunir et intéresser un public averti, c’est le but que se sont fixé les associations Organbidexka Col Libre et LPO Aquitaine, dans le cadre de la Mission Migration. "Nous observons le passage des oiseaux depuis 1979 et notre méthode n’a pas changé depuis 81. Nous avons donc des données précises sur l’évolution de la migration", explique Jean-Paul Urcun, membre d’Organbidexka Col Libre. Une évolution rassurante pour la survie des espèces, puisque rares sont les espèces qui n’arrivent pas à reconquérir le ciel. C’est le cas du Milan Royal.
Protéger les espèces
Mieux protéger les espèces migratrices, c’est bien la mission que se sont donnée les associations et les scientifiques qui se retrouveront ce week-end à Bidarray. Pour cela, ils comptent sur l’échange de connaissances et d’expériences.
Hier, les participants ont pu découvrir le site www.migraction.net, qui permet d’échanger les données recueillies sur les sites en direct. "Ce nouvel outil est un logiciel de saisie de données qui sont directement mises en ligne. Nous voudrions l’exporter en Europe", précise J.P. Urcun. Ce qui permettrait de comparer les chiffres d’une région à l’autre et d’analyser, par exemple, la réaction des ovipares au changement climatique.
Mais l’enjeu principal se trouve dans la création d’un réseau européen. Un projet qui prend forme depuis 2007. "Cela a pris du temps, je dirais que le projet est mûr", dit J.P. Urcun. Lundi prochain, il va se rendre en Italie pour rencontrer des experts européens. Les liens ainsi tissés relieraient les observateurs de toute l’Europe, depuis la Suède jusqu’à l’Espagne, sans oublier l’Israël, "puisque ce pays appartient biologiquement à l’Europe". En effet, les oiseaux migrent jusque dans cette région.
Bien que les palombes n’aient pas donné rendez-vous aux passionnés réunis à Bidarray, hier soir, ces derniers ont dû se contenter d’une sortie découverte des chiroptères, mieux connus sous le nom de chauve-souris.
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