L’histoire a commencé il y a quelques mois de cela, à Dijon, lorsque les étudiants de l’IUP Diderot, ont pris pour thème de leur festival des Cyclopédies, le festival des "cultures empêchées", la culture basque.
Entre l’institut culturel basque et les organisateurs de Baskarad, ledit festival biennal, l’idée d’une exposition photographique a germé et s’est organisée autour d’un photographe des cultures respectives : Angela Mejias et Vincent Perraud. Chacun d’entre eux est parti passer 15 jours, à la découverte de la culture de l’autre afin d’en retranscrire l’âme, les habitudes, les rituels ou les paysages.
Qui cherche trouve
La photographe basque Angela Mejias raconte que "ces deux semaines ont été très riches. C’était tout nouveau, tout neuf même si au départ, le terme de culture empêchée m’a bloquée. Comment peut-on empêcher une culture ? Ici, on ne cherche pas la culture, on la développe, on l’adapte à la modernité".
Alors qu’en Bourgogne, l’artiste a dû chercher, fouiller parmi les forêts, les pierres massives. Et elle a trouvé. Des lieux et des gens extraordinaires, "comme ce sabotier ou ces vignerons et le Point Bar" où se sont réveillés les instruments d’antan sous l’objectif de la photographe.
A partir de là, "la culture empêchée n’était plus et ne demandait qu’à se montrer, le partage de l’image a contribué à la renaissance d’une culture".
Angela est douée pour trouver au premier coup d’objectif ce que les autres ne voient pas et le figer sur papier argentique, en noir et blanc.
D’après elle, Vincent Perraud, l’artiste bourguignon, "a tout de suite compris ce qui se passait au Pays Basque et a su le mettre en valeur" armé de ses appareils numérique et argentique, pour un rendu "carton plume". Guidé par Manex Barace qui l’a aussi aidé à légender ses photos, il n’a pas oublié le sud du pays. Angela aimerait d’ailleurs que cette exposition, après la Bourgogne et Hendaye, se rende à Pasaia Donibane.
Ú Begi bi.
Exposition aux Halles d’Hendaye du 13 au 29 juin. Entrée libre. Renseignements 05 59 93 25 25