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Sans aides, Hegalaldia est une espèce menacée de disparition
·L’association Hegalaldia d’Ustaritz recueille, soigne et réintroduit dans la nature des animaux blessés. Financée par un programme européen jusqu’à 2007, elle se retrouve aujourd’hui sans ressources de fonctionnement
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Hegalaldia se trouve en ce moment dans une situation financière difficile. Les aides se faisant rares, ils craignent de devoir fermer dans les mois qui viennent si les choses ne changent pas. 20000 euros sont nécessaires pour pouvoir continuer l’aventure. En effet, en 2007 le programme Interreg qui avait permis de travailler avec Pampelune prenait fin. Ce programme a pu voir le jour grâce à des fonds européens. Jusqu’à aujourd’hui ils ont pu tenir avec ses fonds mais la détresse les gagne.
D’après Céline Carrasset, trésorière de l’association Hegalaldia, ils ont reçu un premier refus de la CABAB début avril suite à leur demande d’aide. Dernièrement, ils ont eu le refus oral de Grenet quant à la demande réitérée. "Lundi, il nous fait passer en commission, mais étant donné le refus oral, ce sera sûrement un non" explique-t-elle. 50% de leur financement est assuré par le Conseil général. L’association Hegalaldia s’est adressée à toutes les communes du territoire dans laquelle elle agit. Ni la CABAB, ni la CC d’Errobi n’ont répondu à leur appel. Ustaritz, commune dans laquelle se trouve l’association a également refusé toute aide pour le seul centre du Pays Basque existant dans ce domaine. Seule Tarnos les aide financièrement. "Tout le monde parle d’écologie mais personne ne donne d’argent".
Fonctionner au quotidien
C’est moins pour créer les volières ou autres que pour le fonctionnement quotidien que l’argent manque. Il faut assurer deux salaires, les factures et la nourriture pour les animaux. Pour pouvoir bénéficier d’aides financières, l’association doit se rattacher à des projets. "Pour l’instant on cherche. Il n’y aura pas d’Interreg avant 2009. Ce sont des dossiers très lourds à constituer. Les deux salariés passent déjà beaucoup de temps avec les animaux et doivent en plus s’occuper des dossiers." Hegalaldia essaie d’autre part de former des réseaux pour mener un travail d’équipe. Cependant là aussi des difficultés politiques les freinent. D’après C.Carrasset, ceux qui ont des aides "ne veulent pas les partager". La situation semble pour l’instant bloquée. Pour défendre leur cause, se faire connaître, ils organisent tout type d’animations mais, selon C.Carrasset, "ce n’est pas le rôle du centre."
Les salariés et bénévoles d’Hegalaldia savent déjà que l’année prochaine, ils pourront compter sur l’aide du Conseil général. L’aide de la Communauté des communes pourrait leur permettre de pérenniser le centre.
Ils ont assez d’argent pour survivre jusqu’en octobre. Toutefois la fermeture induirait le licenciement des deux salariés puis le paiement des indemnités. De plus, il y aurait des factures à payer. Si personne ne l’aide, le centre fermera donc en août.
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