Les moyerns: "seuls garants de la qualité"
·Dimanche, Ikas Bi a soufflé sa 25e bougie sur un air de revendication mêlé à un air de fête, à Arcangues
Avec 1500 personnes, la fête de l’école publique bilingue à Arcangues a été l’occasion d’un échange dialectique entre Thiérye Delobel, le président d’Ikas-Bi, organisateur de la fête, et Max Brisson, le président de l’Office Public de la Langue Basque.Un constat commun, depuis ses débuts, il y a 25 ans : l’enseignement bilingue a gagné du terrain. Il dénombre aujourd’hui 5000 élèves, soit plus de 30% des effectifs du public. Le président de l’OPLB, Max Brisson s’est réjoui de cette hausse. Toutefois, Thierry Delobel a déploré les peu de moyens alloués pour la rentrée 2008. Suite aux propos de l’Inspecteur d’académie assurant que dans quelques années on retrouverait "l’enseignement bilingue dans tous les établissements", Thierry Delobel a tenu a exprimé son désaccord. "L’enseignement bilingue est un enseignement en deux langues mais pas selon les paramètres du bilinguisme. La quantité horaire est différente" explique-t-il. "Nous avons un avis très tranché sur cela : il n’en est pas question !" Au Pays Basque, pour la plupart des élèves, la langue basque n’est pas leur langue maternelle. Pour acquérir un bilinguisme additif, donc, il faut une compensation avec la langue dominante. "En clair, plus d’heures de basque en maternelle et plus de professeurs". Selon T. Delobel, "quand on choisit de faire une politique linguistique il faut adosser les moyens. On veut que nos enfants aient un bon niveau en basque. Il faut donc une parité horaire et une parité d’estime". Ikas-bi maintient sa demande : "alors que nous voulons plus de moyens pour plus d’heures" (...) "on nous répond plus d’enfants", glisse Delobel.
|