Fédérale 2 - Quart de Finale du Championnat de France
La belle histoire des forgerons doit continuer
·Le Boucau Tarnos Stade et Aramits Asasp ont rendez-vous sur la pelouse de Garazi demain pour une place en demi-finale
La rencontre de dimanche (15h00) à Garazi entre le Boucau Tarnos Stade et les Béarnais d’Aramits Asasp a beau n’être qu’une rencontre de Fédérale 2, cela reste un quart de finale du championnat de France et la tension monte dans les deux camps. Aramits 5e de la phase de poule et Boucau 3e, aucune des deux équipes ne s’attendaient à se retrouver à un tel niveau de la compétition. Mais voilà les deux "petits" ont "tapé" les "grands" et se retrouvent face à face pour une rencontre qui délivrera un ticket en demi-finale mais aussi un billet pour la Fédérale 1.
Les deux clubs ont joué l’esprit libre depuis le début des phases finales, et ils ont endossé régulièrement avec plaisir et une certaine malice la tenue de David face à Goliath. Mais demain à Garazi, qui sera le chalengeur, qui sera le favori. Un statut qui a plus d’importance qu’il n’y parait tant il peut conditionner un état mental favorable à l’exploit d’une qualification en demi-finale.
À cette "guéguerre" psychologique, les Béarnais ont un léger temps d’avance dans les médias, annonçant ça et là les valeurs de leur rugby de village sans stars et sans argents, basé sur l’affectif entre les hommes.
Un postulat qui a le don d’agacer un peu du côté du Boucau et notamment de l’entraîneur des avants, Alexandre Mot, "ils nous endorment avec ça". Car au Boucau la solidarité, la formation et les valeurs du rugby, ils connaissent aussi.
Formés au club
Il n’y a qu’à regarder cette équipe arrivée en quarts constituée essentiellement de joueurs formés au club. Avec notamment une grande partie du groupe junior finaliste du championnat de France au début des années 2000. Le Boucau Tarnos Stade a su capitaliser, aujourd’hui il touche quelques dividendes.
Si Aramits pourrait refuser la montée en cas de victoire, jouant ainsi l’intox à fond, les Forgerons ne renieraient pas un tel honneur d’évoluer dans la catégorie supérieure l’an prochain. Même avec le risque de connaître une année galère et de faire l’ascenseur. La montée, les Boucalais l’accepteront, mais ce n’est pas pour autant qu’ils en parlent entre eux. D’ailleurs les entraîneurs Alexandre Mot et Didier Pouyau n’utilisent pas cet objectif pour motiver leur troupe.
Aller au bout de l’histoire
"Notre objectif de départ était de se qualifier, maintenant que nous sommes là ce qui est intéressant à jouer c’est le titre. D’une montée que reste-il quelques années après... presque rien. Alors qu’un titre, c’est autre chose, ça marque l’histoire, c’est beau". Voilà comment parle Alexandre Mot à ses joueurs, avec le c¦ur et la nécessité de leur faire comprendre que cette histoire , "il faut la vivre à fond et jusqu’au bout... c’est tellement rare finalement de disputer ce genre de rencontre dans une carrière et n’importe quel niveau."
Ce quart de finale ne se réglera pas qu’au travers des déclarations, il va falloir chausser les crampons et affronter l’adversaire. Pour savoir comment le jouer, les magnétos avec les cassettes des copains entraîneurs qui ont affronté avec leur équipe Aramits en phase de poule, tourne à plein régime. Alexandre Mot ressort justement d’un visionnage d’une rencontre des Béarnais. "C’est dur de voir du jeu, ils ne produisent rien. Ils ont l’air vaillants devant et avec une bonne défense, mais il n’y a pas grand-chose à en tirer", lance non sans malice l’entraîneur des avants, car il a quand même remarqué quelques détails.
La seule donnée qui inquiète vraiment côté boucalais, c’est plutôt la trajectoire des Béarnais cette saison. Au bord de la relégation lors de la première moitié du championnat, ils sont maintenant invaincus depuis le mois de février.
Pour arrêter cette série en cours et contrer l’enthousiasme des adversaires, les joueurs du Boucau Tarnos Stade vont s’appuyer principalement sur leur belle organisation collective, devant et en défense, mais aussi sur leur volonté offensive. De toute façon, les forgerons ne veulent pas s’arrêter là.
Le groupe du Boucau Tarnos
Macia, Broca, Bourdieu, Juan, Courtade, Tauziet, Bordas, Saldubehere, Bardy, Dylbaitis, Béchade, Plana, Hausseguy, Béhérain, Capdupuy, Sardain, Lasseron, Abad, Mays, Derive, Lesca, Taillantou, Célaya.
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