C’est avec Dvorak, Ravel et Franck dans ses housses que la très grande formation basque revient en terre biarrote. Et cela se passe au théâtre du casino municipal, contrairement aux habitudes musicales de la cité marine, qui avaient leurs aises dans une Gare du Midi à l’acoustique pourtant critiquée. L’assurance d’une meilleure qualité sonore pour des musiciens d’excellence.
L’Orchestre symphonique d’Euskadi fait régulièrement salle comble chez lui à Donostia. 92% de remplissage disent les chiffres, avec 7 000 abonnés et quelque 150 000 spectateurs pour une centaine de concerts par anŠ
Comptes de la rançon d’une expérience d’un quart de siècle, durant lequel l’ensemble a effectué pas moins de 12 tournées internationales, dont la dernière dans le cadre d’une invitation au prestigieux Mozarteum Brasileiro de Sao Paulo au Brésil.
Extrêmement mobile, l’orchestre n’en demeure pas moins actif en ses terres, développant des actions de sensibilisation au public, notamment les jeunes. Quant au répertoire, les trésors universels côtoient les compositeurs basques : un souci de la valorisation d’un patrimoine local que l’on retrouve dans les nombreux enregistrements.
Grand chef et soliste de génie
Depuis 2001, l’Orchestre symphonique d’Euskadi voit sa direction assurée alternativement par Christian Mandela et Gilbert Varga. C’est ce dernier qui sera à la baguette mercredi 28 mai prochain pour la 3e visite à Biarritz. Gilbert Varga est violoniste de formation. Londonien, fils du célèbre violoniste Tibor Varga, M. Varga a assuré la direction de nombreux ensembles, qu’ils soient philharmoniques ou de chambre, en tant que titulaire ou invité.
Autre tête d’affiche, le pianiste allemand Martin Helmchen qui, à 26 ans, est considéré comme un phénomène, dont la virtuosité n’a d’égale qu’une précoce maturité dans l’interprétation. Grand amoureux de la musique de chambre, il s’est récemment distingué pour ses enregistrements des concertos pour piano de Mozart avec l’Orchestre de chambre de Hollande.
Le programme ? Le Concerto pour piano et orchestre en sol mineur d’Antonin Dvorak (1841-1904) ; les Valses nobles et sentimentales de Maurice Ravel (1875-1937) ; Le chasseur maudit, op.44 de César Franck (1822-1890).
De quoi se précipiter sur les réservations car le spectacle vaudra le détour.
Ú Concert classique.
Mercredi 28 mai à 21h00 au Théâtre du Casino municipal de Biarritz. Tarifs : 35 euros, réduit : 32 euros, fidèle : 25 euros, découverte : 10 euros (étudiants, moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, intermittents du spectacle). Réservations : 05 59 22 44 66 ; renseignements 05 59 22 20 21.