La "discrimination" des langues minoritaires de l´Etat français dénoncée au siège de l´ONU à Genève
·Les défenseurs de langues minoritaires sont intervenus lors de l’examen du 3e rapport périodique
Alors que mercredi s’est tenu le débat à l’Assemblée Nationale sur les langues et cultures régionales, plusieurs organisations non gouvernementales sont intervenues sur ce thème à Genève lors de l’examen du troisième rapport périodique de la France sur l’application du Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels.
Discriminations des locuteurs
Des membres d’EBLUL-France (le Bureau européen des langues les moins répandues, regroupant l’Observatoire des droits linguistiques Behatokia pour le Pays Basque, le Conseil culturel de Bretagne, l’Institut d’études occitanes, Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle, la Fédération pour la langue et la culture catalanes,Schola Corsa et Défense et promotion des langues d’oïl), sont intervenus.
EBLUL-France souligne "les inexactitudes et approximations" du rapport présenté par la France. "Malgré les affirmations de la France, l’absence de droits collectifs dans le domaine linguistique et culturel aboutit à des discriminations flagrantes des locuteurs de langues régionales" notent les ONG. Pour les membres du Comité des Droits économiques et sociaux, "la France n’a pas avancé d’un iota concernant la ratification des outils internationaux de protection des langues et cultures minoritaires".
L’association Tamazgha, ¦uvrant à la défense de la langue Amazigh (berbère), est intervenue pour souligner que le rapport passait sous silence "les langues minoritaires présentes sur le territoire, et notamment le berbère, "totalement absent de l’enseignement" en France.
L’association "Bretagne réunie" demande que soit respectée "l’identité culturelle bretonne" des habitants de Loire-Atlantique, qui serait "bafouée depuis un décret datant de 1941".
En conclusion, les ONG demandent que la France "ratifie et applique" les conventions internationales, et notamment la Charte européenne sur les langues régionales ou minoritaires et "qu’elle prenne des mesures précises et effectives de sauvegarde des langues régionales et minoritaires en danger d’extinction".
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