Suite à une évolution législative, le CDEO réorganise son activité de sélection génétique des races de brebis laitières. Cela va se traduire par la transformation de l'UPRA (Unité de promotion des races) en OS (Organisme de sélection) et par la libéralisation de cette activité.
Une des nouveautés est que l'OS devra associer les différents partenaires de la filière et des territoires au sein d'une "interprofession génétique". En pratique, il sera géré par cinq collèges: les éleveurs sélectionneurs, les éleveurs utilisateurs, les organisations économiques, les collectivités territoriales et les administrations.
Réforme
Cette réforme vise avant tout à libéraliser le secteur de la sélection génétique. Ainsi, la coopérative du centre ovin pourra être mise en concurrence avec d'autres "entreprises de sélection" sur le marché du contrôle laitier ou de l'insémination artificielle.
"Un des risques de la privatisation du système est la perte de la diversité génétique", reconnaît Monsieur Haritschelhar, Président de l'UPRA. "C'est pourquoi l'OS continuera à ¦uvrer en faveur de l'amélioration génétique des trois races historiques".
Défense des races locales
"Dans les années 70, les éleveurs ont fait le choix de maintenir les races locales: la manèche tête rousse, la manèche tête noire et la basco-béarnaise", explique Monsieur Bidé, président du Centre.
Grâce à la sélection génétique et au contrôle de performances, ces races rustiques ont considérablement progressé sur le plan quantitatif et qualitatif. La sélection génétique vise également à améliorer la résistance aux parasites et aux maladies comme la Tremblante.
"La manèche tête rousse, qui reste la plus représentée sur le territoire, a un rendement de 170 litres en moyenne par brebis et par an, contre 50 litres dans les années 70. En dépit de ces efforts de productivité, les races locales sont concurrencées par des races exogènes plus productives comme la lacaune", explique le technicien.
En 2007, le CDEO a suivi 135000 brebis en contrôle laitier et réalisé 95000 inséminations artificielles. Depuis 1995, il est confronté à une diminution des aides publiques, ce qui l'a contraint à augmenter ses tarifs. "Les producteurs ne pourront pas supporter d'autres hausses", reconnaissent les responsables du Centre.
Le CDEO mène par ailleurs des actions de recheche-expérimentation et d'animation pastorale.