Manifestations demain à Bayonne et à Boucau pour le 22e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl
Le samedi 26 avril 1986, à 1h23, suite à une expérience, le réacteur N°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine explose, projetant dans les airs un nuage radioactif qui fera en quelques jours le tour du monde.
A l’occasion du 22e anniversaire de la catastrophe, le Réseau "Sortir du nucléaire" coordonne "en hommage aux milliers de victimes du plus grave accident industriel de l’histoire, mais aussi à toutes les victimes de l’atome civil et militaire", la première Journée internationale de mobilisation contre le nucléaire, dénommée "Chernobyl Day". Un peu partout, des manifestants portant le même masque resteront immobiles devant des sites nucléaires civils et militaires, des sièges d’entreprises pro-nucléaires, des ministères, préfectures etc. Les manifestants veulent rappeler que "la catastrophe de Tchernobyl est toujours d’actualité" et "qu’elle le restera pendant des siècles". Pour le réseau "Sortir du nucléaire", les risques "restent présents tant qu’une seule centrale sera en fonctionnement quelque part sur la planète". "La catastrophe de Tchernobyl voit ses conséquences sanitaires s’aggraver d’année en année, avec son lot de cancers chez les adultes et les enfants, et de malformations génétiques" note le Réseau. Et de citer "les millions de gens qui continuent à vivre dans les zones les plus touchées et à consommer des produits agricoles contaminés". Les anti-nucléaires veulent profiter de la conjoncture liée au vieillissement des 435 réacteurs nucléaires en service sur la planète et qui doivent être fermés pour, au lieu d’en construire de nouveaux, "hâter la fin de l’industrie nucléaire et pour investir, partout dans le monde, dans les économies d’énergie et dans les énergies renouvelables".
Initiatives locales
Les Verts du Pays Basque ont répondu à l’appel du Réseau Sortir du nucléaire et donnent rendez-vous à, Bayonne, à 11h devant le centre EDF, 39 rue du 8 mai 1945 (près du rond-point Maignon).
Le Cade (Collectif des associations de défense de l’environnement), rejoint par Attac, et les associations de riverains Ideal et Zip Adour, organisent une action symbolique, samedi à 10h, devant l’entreprise Reno (ex Fertiladour) près de St-Bernard au Boucau. Cette entreprise a été choisie car des terres radioactives sont stockées "sommairement" depuis plus de 10 ans dans des hangars pour engrais, malgré les demandes répétées d’évacuation formulées par les associations. Celles-ci devraient l’être à l’occasion du démantèlement de l’entreprise. Les associations demandent que "l’évacuation soit accélérée" et que le site soit dépollué. Cette entreprise avait commencé son activité de broyage de monazite en 1973. En 1997, le Cade et Ideal avaient fait des mesures sur le site révélant une radioactivité 64 à 100 fois supérieure à la normale. En 2004, de nouvelles mesures établies par le Cade révélaient une radioactivité 23 fois supérieure. Il reste sur le site 11 000 m3 de terres radioactives dont le Cade ne connaît toujours pas la destination.
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