La région fait du golf Makila un produit d’appel pour le tourisme urbain à Bayonne
·Il figure parmi les grands atouts avancés par le Comité Régional du Tourisme Aquitaine pour promouvoir la ville
Le Comité Régional du Tourisme en Aquitaine (CRTA) a présenté hier au Musée basque sa nouvelle stratégie en matière de tourisme urbain. Elle s’articule autour des quatre places fortes en la matière: Bordeaux, Périgueux, Pau et Bayonne. Le directeur de l’office du tourisme de la cité, Serge Cazaban, a d’ailleurs rappelé que ce tourisme est "quasi exclusivement urbain", autrement dit qu’il est consacré à la visite des villes, de son patrimoine et à la jouissance des activités qu’elle propose (au contraire du tourisme balnéaire ou de montagne).
Bayonne figure en bonne place dans le dépliant édité par le CRTA en 60 000 exemplaires, essentiellement distribué dans le sud-ouest et en région parisienne. Un détail ressort : parmi les deux "idées de séjour" retenues par le CRTA pour la ville basque, figure une "escapade golf", avec photo des greens du Makila dont la ville est propriétaire. L’image surprend, concernant une cité habituellement associée à son patrimoine très fort. La levée de boucliers ne tarde guère, sitôt le sujet abordé. "Ce n’est qu’un complément à notre offre" tempère Aitor Arandia, directeur de l’office du tourisme. "Toutes les études montrent que le touriste n’est pas mono-ville, il ne s’arrête pas aux panneaux, et est en quête des activités du secteur" argumente la directrice du CRTA Brigitte Bloch. "Le golf est le produit le plus vendu pour les week-ends" enchaîne le président de l’office du tourisme de Bayonne Serge Cazaban.
Le dépliant ne se contente certes pas du golf Makila pour évoquer la ville-citadelle. Le président du CRTA, Louis Lucchini, rappelle que "nous sommes dans une économie de tourisme. Le golf est un outil, comme un autre, pour attirer les touristes à venir sur Bayonne, ce qui permet de valoriser le patrimoine et de vendre les produits locaux". Comme le chocolat ou le linge basque, deux grands classiques également évoqués sur le dépliant.
Quel avenir pour le logement touristique ?
Difficile d’évaluer les besoins de logement en termes de tourisme urbain. "60% des séjours s’effectuent dans des structures non marchandes, chez les parents ou les amis" renseigne Gérard Cazalis, directeur du Comité Départemental du Tourisme des Pyrénées-Atlantiques. Pourtant, les hôtels bayonnais saturent. Aitor Arandia affirme que "plusieurs promoteurs sont intéressés pour construire des hôtels haut de gamme en ville. C’est ce que l’on souhaiterait dans les années à venir. L’idéal, serait près du centre ancien, puisque c’est ce qui attire, mais où ? C’est un vrai problème". On sait que la chaîne d’hôtels "Mona Lisa" ouvrira un nouvel établissement deux étoiles en plein centre-ville au cours du dernier trimestre 2008. Mais ce projet reste d’ordre privé. La ville, elle, envisage d’autres possibilités, comme le logement sur péniche. "C’est à l’étude, entre les deux ponts. Il y a actuellement une demande privée, mais qui ne pourra être validée que par un accord municipal" ajoute Aitor Arandia. On n’en saura pas plus.
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