Les droits linguistiques se font une place à Atarrabia
·Dimanche prochain est célébrée la cinquième Journée des Droits linguistiques sous le signe du travail en commun et de l’officialité
Donner une nouvelle impulsion au mouvement en faveur de l’officialisation de la langue basque, tel est l’objectif de la journée de dimanche prochain. A l’initiative du mouvement Euskal Herrian Euskaraz (EHE), la journée des Droits Linguistiques se déroulera dans la ville navarraise d’Atarrabia, proche d’Iruñea.
Rencontres, manifestations, mais également festivités, ce rendez-vous annuel est une journée de revendication. "Pas à pas, construisons un Pays Basque bascophone" sera le slogan de la journée. EHE compte sur les pas accomplis par les citoyens. Un travail fait dans chaque secteur de la société. Lors d’une journée comme celle d’Atarrabia, il souhaite représenter l’importance du travail fait en commun.
"Nous avons vu comment de grands projets peuvent se réaliser lorsque chaque citoyen donne un peu", expliquent les organisateurs. Ils ajoutent : "c’est pourquoi il nous semble important de continuer à développer le travail en commun, afin de construire un Pays Basque bascophone".
Statut de la langue
Dans cet état d’esprit, EHE débutera la journée avec une réunion. A 10h30, sera célébrée la Ve Réunion Nationale des Droits Linguistiques. Le thème central : le statut de la langue basque. Une question qui remet en cause le cadre institutionnel actuel. "Dans la mesure où les législations et les politiques linguistiques ne changent pas, les obstacles seront nombreux dans la normalisation de l’euskara", s’inquiète EHE. Selon eux, cette langue ne doit pas avoir une place secondaire ni dans la législation ni dans la pratique, et nécessite un nouveau statut.
EHE s’appuie sur l’exemple de l’éducation, et constate que de nombreux élèves ne sont pas bascophones lorsqu’ils quittent les bancs des écoles. Il faut savoir qu’il existe plusieurs réalités selon la province au Pays Basque. Alors que dans les trois provinces du nord, le basque n’a aucun statut, au sud, il existe plusieurs cas de figure. La Navarre est découpée en trois zones, chacune attribuant un statut différent à cette langue. Enfin, dans la Communauté Autonome Basque, l’euskara devrait être traité sur le même pied d’égalité que l’espagnol, puisque les deux sont officiels. Cependant les chiffres montrent que ce n’est pas le cas.
Ainsi, acteurs sociaux et défenseurs de la langue vont débattre pour laisser la place vers midi à la manifestation, puis à la fête.
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