Les conseillers d’orientation psychologues contestent la suppression d’un poste
Ce mouvement durera au moins jusqu’au 9 avril, date où la suppression de poste doit être validée à moins que ce mouvement n’aboutisse à son annulation."Notre travail consiste à assurer des séances individualisées. Jusqu’à présent, chacun de nous devait gérer en moyenne 1200 élèves. Il y a les jeunes en difficulté, les handicapés... Nous n’avions déjà pas le temps de nous occuper de tout le monde, on était obligés de faire des choix, comme ne pas voir les élèves de quatrième. Mais là, ça ne rime à rien, on a vraiment l’impression de jouer les pompiers" s’indigne la COP Joëlle Bullet.
"Le budget du CIOa déjà été réduit de 20%. Nos frais de déplacement dans les établissements ne sont plus remboursés. Les collègues en arrêt maladie ne sont pas remplacés. Cela faisait déjà beaucoup, mais ce départ à la retraite non remplacé, ça a été la goutte qui fait déborder le vase" déclare Nathalie Ouriet, COP.
Marise Destruhaut, conseillère municipale d’Anglet déléguée à l’éducation, ancien proviseur à Oloron, était également présente pour exprimer sa colère. "On enlève des professeurs, on enlève des conseillers d’orientation, c’est un massacre en règle, au nom de l’économie de budget". Quatre postes sur cinq ne seront pas remplacés parmi les COP sur l’ensemble de l’Etat.
En attendant, les COPcontinuent de s’entretenir avec les élèves, mais uniquement dans les locaux du CIO de Bayonne.
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