Le cinéaste américain Jules Dassin, décédé lundi à Athènes à l’âge de 96 ans, s’est révélé à travers une ¦uvre éclectique où domine le film noir, un genre dans lequel il était passé maître, comme dans Rififi chez les hommes et Les forbans de la nuit.
Doté d’une carrière exemplaire, cet ancien militant communiste qui ne savait pas "vivre sans engagement politique",
a été obligé de fuir les Etats-Unis en plein maccarthysme (1950), puis est devenu sur la fin de sa vie citoyen grec à titre honorifique après la mort de son épouse, l’actrice Mélina Mercouri (1994), qui était devenue ministre de la Culture de Grèce.
En 1940, assistant de metteurs en scène célèbres, il côtoie Alfred Hitchcock. Sa première réalisation significative est une adaptation d’avant-garde du C¦ur révélateur d’Edgar Poe. Il tourne aussi une série de courts-métrages dont plusieurs consacrés à de grands interprètes de musique classique
La France lui offre la possibilité de tourner son premier long-métrage. Ce sera Du rififi chez les hommes (Grand prix de la réalisation, Cannes 1955).
Jules Dassin était père de deux enfants : Joe Dassin, chanteur de variétés très populaire, décédé prématurément d’une crise cardiaque en 1980, et Julie.