36 postes d’enseignants ne seraient pas remplacés au Pays Basque à la rentrée 2008
·Fermetures de postes, déplacements de titulaires et remplacements, la carte scolaire 2008/2009 se dessine
Ces ajustements sont décidés par le Comité technique paritaire départemental, qui décide chaque année des créations, suppressions ou transformations d’emplois à titre définitif ou provisoire.
Les chiffres 2008 sont le reflet de ce qui se passe de Bayonne à Mauléon depuis quelques années. La fédération de l’Education UNSA n’hésite pas à parler de "département sinistré".
Fragilisation
Les départs à la retraite ne seront pas remplacés à la rentrée. Les autres fermetures auront pour conséquence de déplacer les titulaires pour les remplacer le cas échéant par des vacataires. Ces dernières concerneraient deux postes (lettres modernes et histoire-géographie) au lycée Louis-de-Foix à Bayonne, un poste de professeur de mathématiques au lycée Malraux de Biarritz, deux encore, en allemand et en histoire-géographie au Collège Rostand de Biarritz, un poste de basque à Saint-Jean-Pied-de-Port et l’option d’éducation musicale au collège de Saint-Palais.
Les principaux syndicats enseignants, qui avaient appelé à la grève mardi dernier, ont dénoncé la baisse du nombre de postes au concours, les suppressions de postes dans le second degré et chez les personnels administratifs, entraînant la fragilisation des établissements.
Dans le primaire
Un problème de remplacement touche l’école bilingue d’Ainhoa. En effet, l’enseignant bascophone qui effectuait un mi-temps entre Ascain et Ainhoa est absent depuis fin janvier 2008. Les élèves ont ainsi vu défiler depuis, pas moins de six remplaçants dont trois non-bascophones. Le remplaçant actuel est là pour trois semaines et la directrice de l’école ne connaît pas aujourd’hui la suite des événements.
"Les parents et les enfants ont fait le choix d’apprendre le basque, et ce choix n’est pas respecté" s’indigne Erakasleak, l’association qui rassemble les enseignants bilingues. "Nous pensons que l’enseignement bilingue est déconsidéré par l’Education nationale. Il faudrait davantage de postes de remplaçants en basque pour pallier ce genre de situations trop fréquentes. Au final, comme les conditions d’enseignement ne sont pas remplies, certains enfants quittent le système bilingue."
|