Après la projection du film Riz amer de Giuseppe de Santi en février dernier, le cycle Ciné-Nostalgie amorcé par la ville d’Hendaye se poursuit ce soir et dimanche avec Ascenseur pour l’échafaud, le premier film de Louis Malle, sorti en 1958. Dès lors, le réalisateur révèle ses qualités de directeur d’acteurs avec Jeanne Moreau, émouvante, et Maurice Ronet, sobre, convaincant, tandis que le long feulement de trompette improvisé par Miles Davis déchire le film de bout en bout.Maurice Ronet interprète le rôle de Julien Tavernier qui accomplit le crime parfait en supprimant le mari de sa maîtresse. Mais, contraint de revenir sur les lieux, il est bloqué dans l’ascenseur par une panne. Sa complice l’attend en vain au café, puis passe la nuit à chercher sa trace.
Sur la base d’un "polar" classique, c’est un hommage au cinéma américain qui annonce en même temps une rupture avec la production de l’époque : un style elliptique, incisif, dépouillé, brûlant de l’intérieur. Lino Ventura interprète le commissaire.
Louis Malle avoua s’être influencé du maître du suspense Alfred Hitchcock, et de l’¦uvre de Robert Bresson, avec qui il a collaboré sur Un condamné a mort s’est échappé (1956) comme assistant. On retrouve donc une influence entre les deux hommes.
Le disque de la bande originale du film, composé par Miles Davis a obtenu le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles Cros.
La séance d’aujourd’hui sera précédée d’un avant-programme comme cela se faisait antan. L’ambiance jazz sera posée avec Stéphane Barbier, saxo ténor et Jean-Paul Gilles, contrebasse du groupe les "musiciens de jazz".
Le film en noir et blanc, restauré dure 92 minutes.
Ascenseur pour l’échafaud
Théâtre des Variétés. Aujourd’hui, à 20h30 avec les "musiciens de jazz" en avant-première. Dimanche 23 mars, à 17 heures. Renseignements au : 05 59 48 30 49