Rassemblement place Sainte Ursule dans le cadre d’une nouvelle grève des enseignants
·Les professeurs du second degré s’élèvent contre la dégradation annoncée de leurs conditions de travail
Une assemblée générale a lieu à 9h30 ce matin à la Bourse du Travail à Bayonne et les enseignants se rassemblent Place Sainte Ursule. Il est possible que le mouvement se poursuive par une manifestation dans les rues de la ville, comme cela avait été le cas lors de la grève du 20 novembre dernier.
Les enseignants entendent dénoncer la montée de la précarité dans l’Education Nationale. Le mouvement trouve son origine dans le rapport Pochard remis le 4 février au Ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos. Ce rapport sur la redéfinition du métier d’enseignant comporte un état des lieux argumenté des conditions du métier et devait alimenter la réflexion gouvernementale. Les organisations syndicales considèrent que ce rapport est porteur de dangers Il porterait atteinte à la qualité du service public d’enseignement en entraînant des suppressions massives de postes et de moyens pour la prochaine rentrée dans de très nombreux établissements (11000 pour la rentrée 2008, 80000 d’ici 2012). Les enseignants du second degré entendent s’élever contre le recours aux heures supplémentaires et exigent une consolidation des trois voies de formation en lycée : générale, technologique et professionnelle. Ils refusent notamment la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans qui conduirait en particulier à la disparition des sections BEP.
Biarritz en colère
Un rassemblement s’est tenu hier à 11h30 à Biarritz devant le Lycée André Malraux et le Collège Jean Rostand. Leurs professeurs protestaient contre la suppression de nombreux postes et d’enseignements optionnels. L’option Allemand troisième langue va notamment disparaître et son enseignement en première et deuxième langue est menacé à court terme. Isabelle Soulet, professeur d’histoire-géographie à Malraux et secrétaire départementale adjointe du syndicat SNES-FSU s’indigne : "Au niveau local, des négociations ont eu lieu entre les proviseurs et l’Inspecteur d’Académie M.Philippe Carrière, pour étudier les besoins de chaque établissement. Puis, hors négociations, il a fait pression sur chacun pour que lui soient rendus des heures ou des moyens accordés, au motif d’une enveloppe budgétaire insuffisante". Isabelle Soulet dénonce "un certain acharnement sur l’Académie de Biarritz". Selon elle, l’Inspecteur d’Académie refuse de prendre en compte dans les suppressions de classes l’arrivée de nouveaux habitants et donc de nouveaux élèves. En effet les logements sociaux du quartier Kléber et Alcedo seront livrés pour les rentrées 2008 et 209. Le mouvement s’élève contre cette gestion à court terme. Les suppressions annoncées devraient être validées, ça ne s’invente pas, le 1er avril.
|