Nous posons la question de la légitimité de toutes ces mises à disposition de locaux municipaux, de leur raison d’être et de la plus-value qu’en retirent la ville et la population. Nous remettons en cause les concessions acquises et les prérogatives de ces "associations" qui bénéficient d’avantages en nature s’apparentant plus à des rentes de situation, au regard de l’intérêt de leur activité pour la cité.
Nous fustigeons le mode unipersonnel et archaïque du processus d’octroi des locaux municipaux aux associations. Il faut en finir avec ces choix partisans intolérables, ces frasques non réprimées et non dénoncées. Nous exigeons que soit mis un terme aux attributions de connivence et aux faveurs de circonstance reposant sur l’intercession systématique du maire.
Nous regimbons contre vos partis pris tendancieux qui s’exercent au plus grand mépris d’associations réalisant un travail quotidien au service des Bayonnais(es), et qui se voient invariablement opposer une fin de non-recevoir. Il ne peut pas y avoir des "associations" qui ont droit à tout, et d’autres privilégiés. Le denier de l’usager doit être productif pour le plus grand nombre. Il faut sonner le glas de l’iniquité régnante et instituer une véritable mutualisation du domaine public disponible.
Nous requérons du Conseil Municipal d’organiser une gestion impartiale des locaux appartenant à la ville et l’enjoignons d’engager une réflexion stratégique sur une réelle procédure de leur attribution. Nous insistons sur la nécessité d’une évaluation sérieuse et régulière des associations. Il est primordial d’identifier la plus-value procurée par leurs activités et de ne soutenir que les plus pertinentes pour la population. Il ne s’agit pas de se lancer dans des opérations de contrôles des comportements associatifs, mais de mettre en place des dispositifs permettant d’optimiser les ressources communales.
L’ensemble des élu(e)s Bayonnais(es) doivent définir un socle commun d’indicateurs, et décider des critères nécessaires à la mise en ¦uvre d’une politique efficiente dans l’affectation des locaux publics. Ces choix prioritaires sont la base essentielle à tout préalable car ils donneront la légitimité indispensable au dispositif. Il faut de plus veiller à rendre l’exercice effectif de ce principe pour toutes les associations.
Nos édiles de la majorité doivent réaliser qu’ils ne peuvent plus continuer d’allouer les biens de la collectivité, avec cette insouciante et docile soumission moutonnière qui les caractérise. La vie associative bayonnaise ne pourra s’épanouir pleinement que si un changement de cap radical vient à refondre la dérive corporatiste du modèle d’attribution actuel.
Jean Grenet s’indigne d’être morigéné sur sa conduite autocrate et se justifie en expliquant que "gouverner c’est faire des choix". Nous complétons ses dires : gouverner c’est faire des choix où l’intérêt général prime sur l’arbitraire. Telle est notre conception d’un maire éthique et d’une mairie démocratique. La question est de savoir si la municipalité bayonnaise participe bien de ce même principe.
Vous êtes depuis trop longtemps, Jean Grenet, le tyranneau altier et sans scrupule d’une ville "héritée" de votre père. Quand démontrerez-vous que vous êtes effectivement l’authentique démocrate dont se fait l’écho votre propagande électorale informatique ? Quand nous prouverez-vous que vous êtes le garant d’une gestion équitable et transparente du bien de tou(te)s les bayonnais(es).
Pendant une demi-douzaine d’années, nous allons donc indubitablement être représentés encore par le docteur maire député. Nous n’en tirons aucun orgueil ; il ferait bien de faire comme nous.