Tournoi des VI nations - 4e journée
Triple Couronne en vue pour le pays de Galles avant un éventuel Grand Chelem
·L’équipe de France tentera pendant ce temps de rester dans la course en gagnant en Italie
Le pays de Galles, toujours en course pour le Grand Chelem, pourrait déjà remporter la Triple Couronne en cas de victoire en Irlande, aujourd’hui lors de la 4e journée du Tournoi des six nations, tandis que l’Angleterre se déplace en Ecosse et que la France reçoit l’Italie demain.
Les Gallois, qui ont déjà successivement battu (26-19) l’Angleterre à Twickenham, puis l’Ecosse (30-15) et l’Italie (48-7) à Cardiff, se plaisent à se présenter en "outsiders" avant leur déplacement à Dublin. Pourtant, avec dix essais, le XV au poireau est l’équipe la plus prolifique du Tournoi et peut légitimement penser au Grand Chelem, comme en 2005.
L’entraîneur Warren Gatland, qui a reconduit Stephen Jones à l’ouverture et rappelé Mike Phillips pour le seconder derrière la mêlée, trouvera des Irlandais revigorés après leur succès (34-13) face à l’Ecosse.
L’Irlande manque d’arrières
Eddie O’Sullivan devra néanmoins composer sans ses arrières Geordan Murphy et Girvan Dempsey, tous deux blessés. Un nouveau coup dur après la blessure de Gordon D’Arcy lors de la première journée.
Entre les républiques française et italienne, point n’est question de Triple Couronne mais de Trophée Garibaldi, du nom de l’artisan de l’unité italienne né à Nice en 1807.
Le XV de France tentera surtout de reprendre confiance après son revers (13-24) à domicile face à l’Angleterre et d’entretenir l’espoir d’une confrontation décisive pour la victoire finale à Cardiff lors de la dernière journée. L’Italie, elle, tentera d’accrocher une première victoire dans le Tournoi après deux courtes défaites en Irlande (11-16) et face à l’Angleterre (19-23) et une gifle reçue au pays de Galles (47-8).
Fidèles à leurs habitudes, les entraîneurs français ont convoqué cinq néophytes et ont choisi d’en aligner trois d’entrée: le pilier Fabien Barcella, le 3e ligne Ibrahim Diarra et le centre Yann David.
L’entraîneur de l’Italie, le Sud-Africain Nick Mallett, devra se passer de Mauro Bergamasco, suspendu treize semaines pour un mauvais geste contre le pays de Galles. Il peut en revanche compter sur les retour de Marco Bortolami en deuxième ligne et de l’ailier Kayne Robertson.
L’Angleterre peut encore
L’Angleterre, relancée par son succès à Paris, peut également songer à la victoire finale qui lui échappe depuis 2003. Il lui faudra, pour ce faire, s’imposer contre l’Ecosse à Murrayfield et soigner sa différence de points. Ce sera sans le jeune Danny Cipriani, dans un premier temps titularisé à l’arrière mais écarté du groupe pour "conduite inappropriée", ni le talonneur Mark Regan, écarté du groupe au profit de Lee Mears. Mais l’Ecosse, déjà battue à trois reprises, est la victime idéale.
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