Paris-Nice
L’UCI agite un lance-flammes
·La tension monte entre l’UCI et les futurs participants du Paris-Nice
Pour imposer son autorité sur le Paris-Nice, prévu dimanche malgré sa demande de boycott, l’Union cycliste internationale (UCI) a agité un lance-flammes susceptible de dévaster le territoire de son sport, avant d’ouvrir la porte à une éventuelle sortie de crise.
Son président Pat McQuaid a menacé de suspendre le peloton de Paris-Nice, de sanctionner les équipes participantes, d’interdire aux coureurs français de toutes disciplines cyclistes de participer aux Championnats du monde, et aux JO de Pékin.
L’hypothèse de l’utilisation de pareilles armes, a priori les plus lourdes que possède la fédération internationale dans son conflit de pouvoir avec ASO (Amaury Sport Organisation) a suscité une levée de boucliers. Les six fédérations nationales européennes en désaccord avec elle à propos du ProTour ont marqué leur indignation, ASO aussi. Les coureurs, eux, ont été sous le choc, qu’ils soient routiers, pistards ou vététistes. Dans cette folle escalade qui affaiblit tous les acteurs du cyclisme, Tour de France compris, Pat McQuaid a pris le risque de ruiner les efforts menés depuis plusieurs années pour structurer son sport. L’¦uvre entreprise (autorité sportive, réglementation, protection des coureurs) passe au second plan dès lors que la fédération internationale s’en prend à des coureurs qu’elle est censée protéger. Un tabou est brisé.
Vis-à-vis des équipes, favorables au ProTour lorsqu’il a été mis en place fin 2004, l’UCI est allée aussi très loin. La menace de les sanctionner financièrement, alors qu’elles ont payé pour participer à un circuit ProTour largement dévalué dans les faits (sans les épreuves des grands organisateurs), complique un peu plus la tâche des patrons d’équipes à la recherche de financements.
Mercredi, un début de solution a été entrevu. Un compromis a été proposé par les équipes, réunies au sein du groupement d’intérêt économique (IPCT). Dans sa réponse à l’IPCT, Pat McQuaid a ouvert la porte à l’assouplissement de sa position sur un point clé du conflit, la qualification automatique des équipes ProTour au Tour de France. Sortie de crise ?
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