La LCR conteste les effets de la loi Malraux pour le vieux Bayonne
La liste "Bayonne 100% à gauche" s’est attaquée hier à la loi Malraux qui, selon elle, permet de maintenir à moyen terme des loyers trop élevés pour les logements du centre ancien, biaisant ainsi la finalité de sa réhabilitation. "Cette loi est un véritable cadeau fiscal fait aux propriétaires, car elle leur permet de déduire de leurs impôts la totalité des travaux de réhabilitation effectués. Car au bout de six à neuf ans, les loyers sont déconventionnés et repassent aux prix spéculatifs du marché. Ainsi, un appartement réhabilité selon le dispositif Malraux peut passer au bout de six ans d’un loyer de 400 euros à 900 euros" argumente Martine Mailfert, tête de liste. Elle en veut à un dispositif qui chasse progressivement, du centre-ville les populations à faible revenu. La cherté spéculative des loyers de l’agglomération y favorise le marché des taudis accaparé par les marchands de sommeil". Le centre, quoique historique, reste "vétuste et insalubre. 1 000 logements y demeurent vacants". La candidate de la liste soutenue par la LCR reproche au député-maire Jean Grenet d’avoir "défendu, bec et ongles à l’Assemblée Nationale le maintien en l’état de cette niche fiscale pour les plus fortunés qu’est la loi Malraux". Martine Mailfert souhaite que de tels avantages fiscaux soient assortis d’une exigence en matière de plafond de loyers et de revenus des locataires. "Pour Bayonne 100% à gauche, tout logement bénéficiant d’un financement public doit être à loyer modéré conventionné. La situation actuelle est inadmissible".
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