Incendies de Cambo et Hasparren : pas la peine de s’enflammer
Il est vrai que la flore basque n’a guère été épargnée en ce mois de février. Les incendies qui ont touché la région de Cambo et d’Hasparren ce week-end ont allumé des rumeurs de piste criminelle. Ceux qui ont aperçu lundi soir des flambées sur Ainhoa, hier matin à Cambo ou dans l’après-midi à Jatxou ont peut-être eu des sueurs froides.
En réalité, il s’agissait pour ces trois derniers événements d’écobuages parfaitement réglementaires. Le lieutenant Alain Dubois, qui dirige la communauté de brigades de gendarmerie d’Ustaritz, calme également le jeu au sujet des incendies qui ont décimé 10 hectares du secteur de Cambo et d’Hasparren ce week-end. "On a évoqué des pistes criminelles. Pour l’instant, c’est une hypothèse comme une autre. Mais étant donné que nous n’avons détecté aucun accélérateur de combustion, le plus vraisemblable est que nous ayons affaire à un écobuage sauvage".
Un arrêté préfectoral avait interdit cette pratique pour le week-end. En ce début d’année où le temps est sec, le vent du sud et les températures douces offraient des conditions idéales pour qu’un incendie se propage. De quoi tenter les pyromanes, mais aussi, plus simplement, des écobueurs désireux d’éviter les procédures contraignantes en la matière. "Cela y ressemble, tout a été fait de nuit" remarque le gendarme.
L’activité d’écobuage est strictement réglementée dans le départementpar un arrêté préfectoral du 27 septembre 2000.
Le 3 février dernier, un feu impressionnant avait également dévasté quinze hectares de végétation sur le flanc nord de la Rhune, près d’Urrugne. Le 19, au même endroit, dans des conditions similaires, une nouvelle traînée de flammes, mineure cette fois, pouvait à nouveau y être observée. Dans la nuit du 12 au 13 février, trois autres incendies s’étaient déclenchés au col des Abeilles, sur la route de la Glacière et sur le col d’Ibardin.
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