L’élection de Guy Mondorge, "un petit séisme pour la Côte basque"
·Le candidat PS dans le canton d’Anglet sud, reçoit le soutien des Verts, du PRG et de MDC
Jean Espilondo maire d’Anglet et conseiller général d’Anglet-Nord, et Guy Mondorge conseiller général d’Anglet-Sud, les socialistes d’Anglet en rêve. Et les résultats des dernières élections cantonales à Anglet sud et des municipales qui ont donné un avantage de quelques petites voix aux sortants de droite, ainsi que la division entre les candidats à droite, font que les socialistes angloys se trouvent plus près que jamais d’atteindre leur but.
En tout cas, la gauche apparaît plus unie que jamais sur ce canton, avec l’appui des Verts, du MRC et du PRG. Jean-Claude Paul-Dejean a ainsi estimé que l’élection de Guy Mondorge sur Anglet sud, serait "un petit séisme pour la Côte basque". Certes, les communistes ne seront pas de la partie dès le premier tour, mais ils ne manqueront pas de les soutenir au second.
Guy Mondorge, secondé par Maritxu Maury, tous deux conseillers municipaux, a souligné l’importance pour un conseiller général d’un canton urbain de devoir suivre les affaires municipales. "Bernard Gimenez ne sera plus conseiller municipal" a commenté le candidat socialiste, ajoutant que "l’été indien entre Villenave et Gimenez ne durera pas".
Contrairement à ce qui est reproché par les candidats de droite, Guy Mondorge a souligné que bon nombre de projets qui ont vu le jour ces dernières années à Anglet ont été proposés par la gauche. Il a ainsi rappelé le devenir écologique de la Barre qui était pourtant destinée à être un port de plaisance, ainsi que les propositions pour l’augmentation des pistes cyclables, qui "se cantonnent aujourd’hui à des balades en forêt, sans pouvoir circuler à vélo en ville". Le manque de projets et d’études pour aménager la RN10, l’effet d’annonce de la création d’un gymnase à Endarra "alors qu’en réalité il ne s’agira que d’une petite salle aménagée", ont fait entre autres, l’objet des tirs des candidats socialistes.
Guy Mondorge s’en est également pris au candidat Jean-Baptiste Mortalena, notamment sur le fait qu’il aurait "consommé en deux ou trois ans, les réserves foncières chichement accumulées sur deux décennies, sans pour autant faire des opérations de préemption pour maintenir ces réserves à flot". Il lui a même reproché de se présenter aux cantonales pour simplement amplifier sa campagne aux municipales, comparée à un "show à l’américaine".
Celui qui est également conseiller municipal socialiste a fortement critiqué la politique sociale du Conseil Général qui en ferait moins que le département des Landes, avec pourtant plus de moyens financiers : "tout réside dans la politique et les priorités que l’on veut se fixer" a-t-il souligné.
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