Du 15 au 23 février, Iruña célébrera la quatrième édition du Festival international du cinéma documentaire, Punto de vista.Une manifestation qui tranche largement avec son prédécesseur, le festival de création audiovisuelle de Navarre, en proposant une véritable orgie de films, à condition de respecter les valeurs que Jean Vigo attribuait au cinéma pour "nous ouvrir les yeux et nous aider à voir au-delà des apparences".
Un solide "point de vue" qui entend passer au crible d’un jury quelque 804 films inscrits en sélection officielle, provenant de 70 pays. Autant dire que l’offre documentaire a doublé en une année et que le festival qui a banni les fictions peut se consacrer à ses biens nobles principes de célébrer, découvrir et analyser le cinéma.
Outre la section officielle compétitive de courts et de longs-métrages, dotée d’un premier prix de 10 000 euros, le programme est également constitué de rétrospectives, d’hommages et de formations, et de toutes les formes de documentaires d’auteur, de création, expérimental, de ciné-journal, ou des ¦uvres réalisées à partir de matériaux quotidiens, orphelins ou recyclés, comme un hommage permanent au cinéaste Jean Vigo et au rôle fondamental du regard et de la subjectivité du réalisateur dans la construction de l’image cinématographique.
Dans ce foisonnement, le réalisateur français Nicolas Philibert, auteur notamment du film Être et avoir, donnera un cours magistral sous forme de "master class" le lundi 18 février.Il présentera également au festival son dernier film, Retour en Normandie, avec deux autres ¦uvres : La ville Louvre et La moindre des choses.
Punto de vista proposera également une rétrospective consacrée au cinéaste italien Ermanno Olmi.Lors du dernier festival de Cannes, ce septuagénaire avait annoncé en présentant le film Centiocciodi qu’il ne se consacrerait désormais plus qu’au genre documentaire.Le festival de Pampelune en profite pour saisir la balle au bond et présenter un long travelling sur cinquante ans de cinéma.
Ú Punto de vista