EHAK, ANV : mises en examen
Trois membres du bureau de la formation abertzale de gauche ANV, Action Nationaliste Basque, ont été mis en examen mercredi par le juge de l’Audience Nationale espagnole Baltasar Garzón. Ce même magistrat a décrété la même mesure hier à l’encontre de trois responsables du parti EHAK, le Parti Communiste des Terres basques qui détient neuf élus au Parlement de la Communauté Autonome Basque. Le juge accuse tous les six d’un délit présumé de "collaboration avec une organisation terroriste" et d’un deuxième délit "d’association illicite". Baltasar a pris ces décisions dans le cadre de la procédure de suspension des activités des deux formations.
Mardi, quand l’avocat Iñigo Iruin a signalé au juge qu’il n’était pas possible de suspendre un parti politique sans mettre en examen préalablement aucun de ses dirigeants, Baltasar Garzón a improvisé en accusant le président d’ANV Kepa Bereziartua, son exsecrétaire général, Antxon Gómez, et sa trésorière Alazne Arozena des deux délits cités. Hier, le magistrat a procédé de la même façon en mettant en examen le président d’EHAK Juan Carlos Ramos, et les trésoriers Jesús María Agirre et Sonia Jacinto. Baltasar Garzón affirme que "sans leur intervention, il aurait été impossible de développer l’activité présumément délictueuse que l’on enquête".
Le magistrat a par ailleurs demandé au Parquet d’étudier s’il est juridiquement possible de demander au Tribunal Supérieur de Justice de la Communauté Autonome Basque (TSJPV) qu’il sollicite du Parlement Basque la levée de l’immunité parlementaire dont bénéficient les neuf élus d’EHAK. Baltasar Garzón souhaiterait agir contre la porte-parole parlementaire d’EHAK Nekane Erauskin et l’élue Karmele Berasategi.
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