Le Conservatoire n’a pas le bourdon
·Le Conservatoire Maurice Ravel organise la première Semaine Parole, Musique et Danse pour l’esprit baroque
Du 14 au 20 février, le Conservatoire Maurice Ravel nous propose la Semaine Parole, Musique et Danse.
Classique direz-vous ? Baroque répondront-ils !
Cette semaine vouée à faire découvrir cette époque antérieure à 1750 "au temps où les arts se mélangeaient en permanence" se veut particulière à travers la création Ô Larron, oyez strophes et bourrées. Les amateurs de devinettes pourront lever le mystère de ce titre lors de la représentation du 14 février au Théâtre de Bayonne. Les organisateurs laissent un indice : anagramme de Zéphir.
Pour cette création, un énorme travail aura été réalisé sur les manuscrits et partitions d’époque. Le temps de la création venu, il a fallu remettre le spectacle et les costumes au goût du jour, faire rimer musique d’antan et présent.
Au "ch¦ur" du projet
Les jeunes de 8 à 18 ans tentent de saisir l’harmonie artistique qui unit danse, théâtre et musique. Sébastien Wonner, coordinateur du projet et Elisabeth Lécussant, directrice artistique ont dirigé pas moins de 80 intervenants. Les musiciens ont pris note des partitions, les acteurs planché les poèmes, les danseurs pointé la création, projet ambitieux de réunir les disciplines qui a étonnamment intéressé les plus jeunes.
En gravitation, Sagittarius, ensemble baroque par excellence. Michel Laplénie, directeur de la formation, invite "à plonger au c¦ur du temps mythique de l’époque baroque où la musique chantée était omniprésente dans les couches de la société que ce soit à l’église, dans les salons aristocratiques, les tavernes ou les places villageoises". La semaine prochaine au Théâtre de Bayonne, Sagittarius interprète Didon et Enée de Purcell.
Quant à l’institution elle-même dès 1999, le Conservatoire National de Bayonne avait pour projet de dynamiser la création et l’intérêt des jeunes pour les diverses disciplines. Au mois de septembre, son appellation changeait et devenait Conservatoire Maurice Ravel.
Cette semaine ne marque point (d’orgue) à cette volonté mais bien une double croche pour l’avenir du Baroque et de son interdisciplinarité caractéristique.
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