L’excellent courrier de Monsieur Mailharancin [JPB du mardi 5 février] entretient le débat sur les transports et me permet deux anecdotes pour le compléter.
Dans les années trente, le Lycée de Marracq avait environ 400 élèves - biarrots et angloys compris ainsi qu'une poignée de jeunes filles en "maths-élem". Un quart peut-être étaient pensionnaires, les autres venaient à pied, en vélo ou par le tram dont un wagon était réservé aux jeunes filles de Largenté, sévèrement surveillées.
Pour ma part, avec quelques "copains", j’ai fait pendant sept ans, quatre fois par jour, à pied et exceptionnellement en vélo le trajet depuis le quai Bergeret ce qui m’a sans doute préparé aux marathons futurs!
Cette anecdote donne à réfléchir sur le nombre et la diversité des tramways qu’il faudrait aujourd’hui pour acheminer à la même heure les milliers d’élèves de toutes provenances qui viennent à Marracq en autocar, à pied, en vélo, en scooter et dans les voitures personnelles ou parentales !
Les tramways ont disparu vers 1950 dans l’indifférence générale (voir les journaux de l’époque) et la population s’est convertie sans peine à l’autobus, au solex et à la voiture qui est vite devenue le vrai transport de masse: ce "report modal" s’est effectué sans problème parce que la voiture est beaucoup mieux adaptée que le train et le tramway aux besoins des habitants: que l’on veuille bien alors penser aux fortunes qu’il faudra engloutir pour créer un report opposé pour plus de 95% de la population d’après les résultats du transport en commun dans l’agglomération BAB.
Autre anecdote : habitant Arbonne, je suis, moi aussi, souvent pris dans les embouteillages de Maignon et je me demande chaque fois qui a pu commettre l’erreur de conception ou de prévisions qui a inspiré ce somptueux rond-point: j’ai du mal à croire qu’elle vienne de nos spécialistes de l’équipement et je suis preneur de toutes les informations à ce sujet .
Il y aurait bien d’autres commentaires mais, pour conclure, je suis heureux que Monsieur Mailharrancin s’intéresse aux questions de transport sans dogmatisme et je l’invite à s’associer aux réflexions du "Cercle de Burrunz" qui a inspiré le petit essai Un Déraillement.
Jacques Saint-Martin
Président d’honneur de la CCI de Bayonne - Pays Basque - Arbonne