Les projets et les critiques de Baiona Berria en un tour de bus
Quoi de mieux qu’un bus pour illustrer les intentions de Baiona Berria. Béatrice Peyrucq, Xabi Larralde et des membres de l’équipe de la liste abertzale alternative ont invité la presse pour un tour de la ville durant une heure (en dehors des horaires de pointe) pour décliner leurs critiques et propositions. Les Bayonnais(es) y seront également invités le samedi 9 février à 10h30 et à 15h30 (départ depuis leur permanence, place St-André). La première idée est de circonstance. Il s’agit d’entretenir un lien régulier avec les habitants pour recueillir leurs idées, remarques, suggestions, avec un "elebus" "l’équivalent basque de l’arbre à palabres" commente la tête de liste abertzale. Et ce, en faisant passer cet autocar chaque mois dans chaque quartier bayonnais, et susciter la création de comités de quartier. Avec à terme la possibilité pour ces comités de participer à l’élaboration de "budgets participatifs" dotés de 25% du budget municipal d’investissement ajoute Xabi Larralde.
Le passage devant le siège de l’Office public de la langue basque est l’occasion de saluer la convention signée avec la ville, mais d’en souligner la faible application. Sur le site de Ruwel, X.Larralde interroge une stratégie de développement économique basé sur l’installation de multinationales, et s’oppose à la conception de Bayonne comme capitale s’il s’agit d’y faire installer les sièges de sociétés basées au Pays Basque intérieur, comme avec la BAMI, Etchart ou Lauak: "Bayonne capitale oui, mais en complémentarité et solidarité avec le Pays Basque intérieur, et comme ville pilote en matière d’égalité hommes/femmes et d’environnement".
Au carrefour St-Léon, Jean-Marc Abadie pointe "la mégalomanie" de maires qui rénovent à grands frais les stades J.Dauger et Aguiléra en même temps, à 6km de distance. "C’eût été plus intelligent de faire un même stade utilisé alternativement, comme l’Inter et le Milan AC." Et de plaider pour une mutualisation, et soulager le contribuable.
Le foncier libéré par le départ des cliniques au Prissé, les 100ha livrés à l’urbanisation dans le PLU, le projet "tête de pont" ou de la ZAC du Séqué, sont l’occasion de revendiquer l’accessibilité et l’instauration de quotas de logements sociaux.
Quant à la CABAB, son exclusive masculinité dans l’exécutif et la non-représentation des minorités y est fustigée, ainsi que son "absence" dans la construction de l’Eurocité avec Donosti.
Autre étape, autre proposition: celle de rendre le Château-Vieux aux Bayonnais "comme ce fut réclamé une 1re fois en 1950" rappelle Jakes Bortayrou. Pour y faire quoi? "Organiser une vaste consultation des habitants sur son devenir". La ligne de bus de Baiona Berria a d’autres étapes dans son circuit. A découvrir.
Des gares RER
Baiona Berria juge de courte vue l’actuelle vision des déplacements urbains dans l’agglomération. Et en particulier celle du maire sortant qui "présente comme périphériques des parkings qui sont en centre-ville". Hervé Thépault a ainsi présenté la proposition de BB de créer un RER urbain en s’appuyant sur les réseaux ferrés existants à l’intersection desquels se trouve Bayonne (axe est-ouest Pau/Bayonne, axe nord-sud Paris/Madrid, axe sud-sud ouest Garazi/Bayonne et l’axe intérieur sur la voie du soufre). BB propose la création de quatre gares légères de type RER à proximité des jonctions de ces axes : sur les entrées périphériques congestionnées de la ville à Maignon, à Ametzondo (et davantage demain avec l’installation de cliniques au Prissé et d’Ikea), mais aussi à Glain (site universitaire, liens avec navettes) et à La Floride (près des lycées et de l’hôpital) avec une réhabilitation de la voie du soufre qui va jusqu’à Dassault en passant par le Forum.
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