Mak franchit le mur du sang, de sa langue fourchue en diable
Mak est de retour sur la scène locale, pour le bonheur de laquelle le groupe distille depuis 2003 le cocktail détonnant d’un hip-hop maison, attaquant la société basque par le plat de la main et le bout de la langue. Fourchue, la langue : quatre idiomes, pas moins entre basque, catalan, espagnol, français.
Cinq garçons pas dans le vent, mais le soufflant bien fort. Quoi? La mer allée avec le soleil ?Presque. L’union de nos cinq voix s’est faite du côté d’une baie célèbre du Pays Basque nord, mais cette localisation évoque moins chez eux un crépuscule doré qu’un bel orage gris bleu, de préférence annoncé par un enbata bien embêté. L’une des fées qui s’est en effet penchée sur le berceau du groupe s’appelait Iparcore, la fédé des groupes hardcore auto-produits en Pays Basque nord.
Outre un logotype hérissé de formes oblongues rappelant moins la chair que le sang, une vocation précocement guerrière serait révélée par le seul étirement de l’acronyme : Mak veut dire Mikrofon addikt Klan. Aussi le premier album éponyme, sorti en 2005, avait tout spécialement soigné l’enregistrement des premiers 17 titres.
Mais là, c’est sur scène qu’ils reviennent avec leurs textes ciselés et toniques, soutenus par une musique dont les couleurs beat hardcore, latin, rock ou jazz se développent de pointues mélodies. Pointues comme la lame d’un couteau ou le fuselage d’une balle. A saisir au bon ou en plein c¦ur, qu’importe le falcon. Et c’est gratuit.
Ú Mak + Iron eta Maider
Vendredi 1er février, 22h00 à l’Atabal (Biarritz). Entrée gratuite notable. 2 parties : Mak + Iron eta Maider.
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