Il dit avoir "un peu hésité" du fait de ses autres activités qui lui demandent aussi du temps. Mais après deux mandats de conseiller général, Barthélémy Aguerre a écarté l’idée de "laisser la place aux autres" en mettant en avant le fait qu’il soit "encore loin de la retraite, en bonne santé" et surtout qu’il "peut encore être utile à ce canton". Le maire MoDem de Luxe était entouré de Jean-Jacques Lasserre, président du Conseil général et de Jean-Jacques Loustaudaudine, maire de St-Palais, pour se présenter hier, avec sa suppléante Anita Eppherre-Coudeneau.Barthélémy Aguerre a mis en avant l’évolution positive de son canton durant la dernière décennie. "Nous avons fait mentir les statistiques. St-Palais gagne des habitants et devient un territoire attractif pour l’emploi", a commenté l’élu. Il a dressé la liste des investissements publics réalisés sur Amikuze (Maison des services publics, crèche, zones d’activités...), a rappelé l’installation de l’entreprise ferroviaire Jez à Arbérats et a souligné que l’habitat est de plus en plus prisé sur Amikuze.
"Pour tout cela, il faut un conseiller général qui a un peu de pratique, je pense être celui-là. Mon ambition est que Saint-Palais continue dans cette dynamique", a commenté Barthélémy Aguerre. D’après l’élu, "le Conseil général a fait un excellent travail, notamment vis-à-vis des zones rurales".
Jean-Jacques Lasserre venu en soutien a estimé que le conseiller général d’Amikuze, "très travailleur", avait "un superbe bilan".
"La transnavarraise était un projet formidable"
"Il y a ici une dynamique entrepreneuriale qui n’existe pas dans des cantons comme Garazi ou Baigorri où, en restant sur des attitudes qui ne sont pas des attitudes d’appétit, la situation ne progresse pas", a lancé le président du Conseil Général. Il a enfoncé le clou en ajoutant "sans aucune perfidie dans l’allusion" qu’il "préfère la situation de St-Palais à celle de Baigorri où rien n’a été fait" durant le dernier mandat.Barthélémy Aguerre s’est dit confiant en sa réélection malgré les prétentions de son adversaire direct Sauveur Bacho de le mettre en ballottage (lire édition d’hier). "Certes, chaque élection m’inquiète mais je suis aussi serein que la dernière fois. Je pense que je vais y arriver", a-t-il commenté.
Le conseiller général ne pense pas que le projet avorté de transnavarraise qu’il a ardemment défendu mais qu’une bonne partie de la population a refusé jouera en sa défaveur. "C’était un formidable projet que l’on n’a pas su partager avec la population", a-t-il commenté. "Il y a ceux qui ne font aucune proposition pour ne pas déplaire aux gens. Quitte à risquer de déplaire, nous préférons proposer des projets que de rester à rien faire", a-t-il ajouté.