Grenet brigue un 3e mandat par l´ouverture et le rajeunissement
·Avec sa "Liste d’union pour Bayonne" il souhaite faire accéder une nouvelle génération de Bayonnais aux affaires
Une présentation de candidature en forme de passage de témoin. Jean Grenet a officiellement annoncé hier qu’il briguerait un troisième et dernier mandat de maire de la ville de Bayonne. Avec une équipe renouvelée pour moitié, et une moyenne d’âge des candidats de sa "liste d’union pour Bayonne" qui passe de la soixantaine en 2001 à 49 ans. D’un côté de la table se trouvaient les colistiers, anciens et nouveaux, et de l’autre, les sortants en partance: Bernard Massé (adjoint à la culture), Jean-Louis Delas (adjoint aux relations extérieures) et Gérard Hontabat (conseiller municipal). Etaient également présents dans la salle d’une cidrerie au petit Bayonne "le centre géographique de la ville", André Béhotéguy compagnon de route de Grenet père et fils, Henri Lauqué,...Maire depuis 13 ans, se sentant "en pleine forme physique", et "ayant toujours, voire davantage, la flamme pour la ville de Bayonne", Jean Grenet a décidé de repartir pour "faire gagner Bayonne" en laissant place "à une nouvelle génération de Bayonnais, c’est le moment pour qu’elle accède aux responsabilités", à l’heure où la ville compte 48% de nouveaux électeurs inscrits depuis 2001. Précisant que le plus âgé de la liste, c’est lui (68 ans).
Bilan et nouveaux enjeux
L’objectif est d’obtenir "non une majorité politique mais une majorité de rassemblement", avec un défi: "mener une nouvelle génération aux compétences, pour que demain, elle soit apte" à diriger la ville. Pour cela il a fallu faire "une sélection et un rassemblement des compétences sur des objectifs partagés". "J’avais de quoi constituer deux listes et demie." Une liste qu’il veut de "rassemblement", loin du "schéma classique droite/gauche avec les jeux de rôles et postures que cela suppose" (lire ci-contre)". Le projet sera dévoilé plus tard. L’équipe y travaille encore avec des ateliers thématiques, et un séminaire de synthèse programmé samedi à Espelette. Rappelant qu’il a été élu au 1er tour en 2001 avec 57% des voix, "La majorité a-t-elle trahi les électeurs? Les Bayonnais et Bayonnaises répondront, et personne d’autre". Une première plaquette sera diffusée en présentant les réalisations accomplies. "On n’est pas élu sur un bilan, mais on peut être battu sur un bilan" lance, sans grande inquiétude sur ce sujet le député maire PR-UMP. A défaut de projet, ce sont les enjeux à venir qui ont été présentés par J.Grenet. Des enjeux pour Bayonne et la Communauté d’agglomération "indissociables": le développement durable, les transports, l’économie et l’emploi ("le taux de chômage à Bayonne à 7% est de un point inférieur à la moyenne nationale"), la formation, politique de l’eau, la gestion des déchets,... "Qui pour relever ces défis?! Des partis politiques ?!" Jean Grenet n’en croit rien. Ni PS, ni LCR n’en sont, selon lui, capables. "Les abertzale?!" Jean Grenet souligne que AB cohabite dans la liste Baiona Berria "avec un parti qui ne condamne pas la violence et qui la justifie même!" Remarquant que AB va avec Borotra à Biarritz et avec Villenave à Anglet "ils sont les plus féroces opposants à Bayonne! il faudra peut-être même de l’ordre dans tout ça ! les électeurs s’en chargeront." Quant à la liste emmenée par Yves Ugalde, qu’il n’a pas cité, il ne pense pas que "des gens animés par des ressentiments personnels", marqués par "l’ingratitude" puissent assumer une telle charge.
Quant à lui, vantant son "expérience" il indique ne pas avoir d’ambition personnelle ("je n’ai plus rien à prouver") mais avoir des choses "à donner, à apporter à Bayonne".
49 ans de moyenne d’âge, 19 nouveaux
La "Liste d’union pour Bayonne" emmenée par le maire
sortant Jean Grenet compte avec Christine Lauqué (secrétaire de direction,
adjointe sortante), Jean-René Etchegaray (avocat, adjoint sortant),
Marie-Christine Dumas (ingénieure informatique, adjointe sortante), Michel
Soroste (commissaire aux comptes), Sophie Castel (sans profession), Christian
Millet-Barbé (directeur d’IME, adjoint sortant), Marie Demont (gérante de
société d’événementiels), Henri Labayle (professeur d’université, adjoint
sortant et directeur de campagne), Martine Bisauta (infirmière, sortante),
Daniel Lozano (pharmacien, délégué sortant), Sylvie Durruty (chef d’entreprise,
adjointe sortante), Thomas Jaussaud (directeur d’agence de communication),
Stéphanie Touraton (commerçante passée de la librairie Celhay à la Fnac, fille
de Maurice), Philippe Escapil-Inchauspé (directeur d’agence bancaire, délégué
sortant), Marina Salducci (assistante en événementiel), Alain Lacassagne
(architecte), Maryline Chevrel (enseignante, sortante), Pierre Pommiez (retraité
de banque, adjoint sortant), Françoise Darmendrail (mère au foyer, sortante),
François Gouffrant (directeur de la clinique Delay, fils du Dr Gouffrant),
Dominique Gentili (assistante de direction, sortante), Bernard Causse
(professeur des universités retraité, sortant), Marie-Hélène Chabaud-Nadin
(secrétaire médicale, sortante), Françis Gastambide (commercial, président de la
peña Baiona), Monique Boe (chargée de communication au Trésor, sortante), Jean
Saussié (directeur de société, sortant), Isabelle Doucet-Joye (fonctionnaire de
l’Education nationale, sortante), Aitor Arandia (directeur administratif,
sortant), Gilberte Dufrêne (cadre commerciale retraitée, adjointe sortante),
Jean-Michel Belascain (employé de banque, frère de l’ancien joueur Christian
disparu, entraîne les juniors à l’Aviron rugby), Caroline Saint-Martin
(commerciale, Bayonnaise depuis 3 ans), Xavier Letamendia (ingénieur cadre de
l’aéronautique, fils de l’ancien conseiller élu avec Henri Grenet), Nicole
Dalmeyda Suares épouse Latxague (vendeuse, fille de l’historien de la communauté
juive Dalmeyda), Thierry Toubal (chirurgien-dentiste, a participé au staff
médical de Sarramagna), Johana Sicart (gérante de société), Gérard Iribarren
(responsable de production, président du comité de quartier de St-Amand),
Catherine Pocq (médecin depuis 21 ans à la ZUP) et Jacques Gardet (cafetier Chai
Ramina, candidat sortant, "notre mascotte, notre Pottoka" dixit JeanGrenet).
Un air d’ouverture sarkozyenne
"Ras-sem-bler" a martelé le maire UMP lors de la présentation de sa candidature et de la liste qu’il a constituée. Foin de "schémas de politique politicienne", pour les municipales, dans les villes moyennes, les enjeux sont locaux et non politiques "comme le confirment 75% des Français sondés". La "Liste d’union pour Bayonne" vise donc à "rassembler des compétences autour d’un projet". Jean Grenet signale ainsi que sur 39 colistiers seuls 9 ont des appartenances politiques. Si sa liste a bien l’investiture de l’UMP et du MoDem, "je n’en fais pas état" ‹elle n’apparaîtra ni dans les bulletins, ni dans les affiches. Il tient néanmoins que l’on précise qu’il appartient au Parti Radical (valoisien) et non à la seule UMP. Sa liste est donc composée, comme précédemment annoncé, de membres de l’UMP, du MoDem, des Verts du Pays Basque (en "congé" de leur parti), mais aussi du Parti socialiste. Non, il ne s’agit pas de la conseillère municipale et générale Monique Larran-Lange passée au soutien du président MoDem du Conseil général à Pau ‹à propos des cantonales, J. Grenet s’est laissé aller dire qu’il préférait que "Jean-Jacques Lasserre soit élu plutôt qu’un socialiste béarnais dont on se demande s’il sait où est Bayonne"‹ mais de Thomas Jaussaud, 35 ans, entré au PS au moment de la désignation de la candidate à la présidentielle et qui l’a quitté en ce début d’année. Si l’on ajoute la touche abertzale, avec le représentant du PNB Aitor Arandia qui repart (ils étaient deux élus dans la majorité sortante), on a tout d’une équipe qui fait inévitablement penser à l’ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy à Paris. Quant au seul sondage dont il assure connaître le résultat c’est celui d’une élection présidentielle qui donne à Bayonne 53% à S. Royal, et quelques semaines plus tard 53% au député UMP Jean Grenet. "Comment vous le comprenez ?!" a-t-il lancé aux journalistes restés cois.
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