250 journalistes solidaires des condamnés d’Egin
·Ils dénoncent dans un manifeste les peines de prison contre les responsables du journal
Plus de 250 journalistes, reporters d’images et professionnels de la communication du Pays Basque ont demandé hier à travers un manifeste la mise en liberté des membres du quotidien Egin, de la radio Egin Irratia et de la maison d’édition Orain S.A. condamnés récemment à des peines de prison dans le cadre d’un des procès jugés à l’Audience Nationale espagnole sur le macro-dossier18/98.
En représentation de ces journalistes, les rédacteurs en chef des quotidiens Gara et Berria, Josu Juaristi et Martxelo Otamendi, ont lu le manifeste de solidarité qui dénonce la fermeture de médias en Espagne le journal bascophone Egunkaria et la revue d’investigation Ardi Beltza ont également été fermés ces dernières années comme "une attaque à la liberté d’expression et d’information".
Le manifeste rappelle que le 15 juillet prochain, cela fera dix ans que le quotidien Egin, né en 1977 grâce au soutien populaire, aura été fermé. "Les juges de l’Audience Nationale espagnole ont affirmé que la société Orain SA était contrôlée et dirigée par l’organisation ETA, mais ils n’ont pas montré de preuves à ce sujet", poursuit le texte, ajoutant que "les magistrats ont préféré approfondir l’injustice commise il y a dix ans".
Droits de la société
Les signataires du manifeste souhaitent rappeler que la fermeture d’un média est "une mesure extrêmement grave qui n’est applicable que dans des situations complètement exceptionnelles. Les éventuelles imputations pénales à des personnes concrètes si elles existent, car dans ce cas précis ça n’a pas été démontré ne justifient en aucun cas la fermeture d’un média puisque cela bafoue gravement la liberté d’expression des salariés, ainsi que la liberté d’information des lecteurs et auditeurs, donc de toute la société".
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