L’exécutif espagnol lancera la procédure d’interdiction d’ANV et d’EHAK demain
Alors que mardi le juge Baltasar Garzón annonçait l’engagement d’une procédure judiciaire pour pouvoir déclarer la "suspension" des activités politiques des formations EHAK et ANV, hier, le gouvernement espagnol a annoncé qu’il déclenchera demain la procédure d’interdiction des deux partis de la gauche abertzale. Le ministre de la Justice Mariano Fernandez Bermejo a précisé que l’exécutif demandera au Tribunal suprême l’illégalisation des deux formations qui disposent respectivement de sept députés au parlement de Vitori-Gasteiz et de 437 conseillers municipaux . Le ministre Fernandez Bermejo a expliqué cette décision par la "série de preuves récoltées" par la Garde Civile sur les liens "notamment financiers" unissant Batasuna aux deux mouvements. Ces preuves montrent qu’EHAK et ANV "font partie du réseau de Batasuna et par conséquent sont au service de l’ETA", a expliqué le ministre lors d'une conférence de presse.
Les deux formations ont réagi à cette annonce d’interdiction, affirmant qu’elles poursuivront leur travail malgré tous les obstacles. "Ces menaces ne vont pas faire taire nos revendications", a déclaré EHAK dans un communiqué tout en rappelant que les 150000 voix obtenues en 2005 "légitiment notre activité politique".ANVa pour sa part manifesté sa volonté de se présenter aux élections pour revendiquer l’indépendance du Pays Basque.
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