Urgences: la grève se poursuit à Bayonne, les syndicats haussent le ton
Cinq syndicats de médecins hospitaliers ont annoncé hier à Paris leur intention de durcir le mouvement de grève entamé à Noël afin d’amener le ministère de la Santé à négocier sur le paiement des heures supplémentaires, des astreintes et des gardes. Les anesthésistes se sont unis à cette grève illimitée lancée par les urgentistes le 24 décembre dernier.
Au Pays Basque, les 20 urgentistes de Bayonne ayant rejoint le mot d’ordre syndical poursuivent toujours cette grève symbolique. Comme le reste de leurs collègues, ils sont à leurs postes car la loi sur le service minimum les y oblige mais portent sur leurs habits le slogan "Nous sommes en grève" pour exprimer leur mécontentement.
Concernant le durcissement du mouvement, les représentants syndicaux ont précisé qu’ils n’envisageaient pas de quitter leurs postes car "on ne veut pas mettre en danger la sécurité des malades".
Réunion de concertation
Une réunion est prévue le 14 janvier avec des syndicats du personnel hospitalier pour élargir le mouvement. Des journées "hôpital mort", pendant lesquelles seules les urgences seraient assurées, sont envisagées pour le 24 janvier, journée de grève dans la fonction publique.
Mme Bachelot doit ouvrir lundi une concertation sur les 23 millions d’heures supplémentaires et les 3,5 millions de jours de compte épargne-temps accumulés par les salariés, représentant "800 à 900 millions d’euros", selon plusieurs estimations officielles.
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