Les financements pour le contrat de territoire Pays Basque 2008-2013 seront décidés lors d’une réunion interministérielle qui se tiendra à la fin du mois, a informé hier Eric Morvan, nouveau sous-préfet de l’arrondissement de Bayonne, qui a pris ses fonctions hier matin en déposant une gerbe au monument aux morts de Bayonne. "La conclusion des travaux sur le contrat territorial doit intervenir sous peu, au terme de derniers arbitrages" a-t-il commenté peu après en précisant qu’il a pu participer en décembre dernier à la réunion technique interministérielle sur les dossiers basques aux côtés du Préfet, en prélude à sa prise de fonctions. Le nouveau représentant de l’Etat a donc confirmé qu’il y aurait bien une deuxième convention spécifique propre au Pays Basque, unique dans l’hexagone mis à part les contrats avec les régions. Il s’est présenté comme un homme ouvert au dialogue, très pragmatique, disposé à prendre les dossiers locaux, comme la langue, l’intercommunalité, les infrastructures ou le transfrontalier, où son prédécesseur n’avait pas, loin de là, excellé par son dynamisme.
Polynésie, Bretagne et Corse
De la Polynésie française au Morbihan (Bretagne), de la sous-préfecture de Corte (Corse) à la Préfecture de police en passant par le ministère de l’Intérieur, sur le papier, la carrière préfectorale semble toute tracée pour qu’Eric Morvan, atterrisse à la sous-préfecture de Bayonne, par la volonté du ministère de l’Intérieur.D’habitude le nouveau locataire de l’hôtel de l’avenue de l’Adour fraîchement arrivé au Pays Basque, fait semblant de ne rien connaître au pays, comme s’il n’avait fait l’objet d’aucun débriefing. Eric Morvan, pour sa part, a fait état de ses références.
"Quand, il y a quelques années, j’avais pris mes fonctions en Corse, j’avais dit à ceux qui m’accueillaient que j’arrivais sans a priori, sans préjugé aucun. Aujourd’hui, je ne peux pas dire tout à fait la même chose : d’abord parce que je connais un peu cette terre, pour l’avoir abordée tantôt par la route, tantôt par la mer. Chaque étape, chaque escale était un émerveillement, une agression délicieuse de tous les sens" a-t-il précisé en marin breton. "Ensuite parce que j’arrive porteur de l’enthousiasme de nombre de mes prédécesseurs qui m'ont toujours parlé de ce territoire avec chaleur, passion souvent, nostalgie toujours" a-t-il ponctué.
Il a ainsi fait état des conversations qu’il a pu avoir avec Christian Sapède, celui qui en représentant de l’Etat accompagna la création de la démarche Pays Basque 2010 en 1992, ou Bernard Lemaire qui prit la suite du dossier. Ou encore les impressions échangées avec les anciens sous-préfets de Bayonne Jean-Michel Drevet et Pierre André Durand. "Vous comprendrez alors, qu’avec de telles références, je puisse avoir du mal à me présenter devant vous, vierge de tout sentiment".
Néanmoins il a précisé qu’il sera à l’écoute des uns et des autres, et qu’il n’a pas de schéma préétabli sans avoir encore eu le temps de rencontrer "les élus et les forces vives du Pays Basque".