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Biarritz Autrement mise tout sur l´euskara
·Jakes Abeberry ne sera plus adjoint au maire mais en position éligible avec cinq autres membres de l’association
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Comme en 1991, en 1995 et en 2001, les abertzale de Biarritz partiront aux côtés de Didier Borotra avec lequel un contrat sur six ans a été établi. Si ces dernières années les six abertzale de Biarritz Autrement ont participé à la gestion et à la réalisation d’une multitude de projets biarrots, ils ont souhaité mettre l’accent sur le travail réalisé autour de la culture et de la langue basque.Biarritz fait figure d’exemple parmi les communes du Pays Basque nord en matière de politique linguistique. Elle a été pionnière en matière d’ikastola communale, de crèche bascophone, de signalisation bilingue et de conventions avec des associations comme AEK, ces divers projets ayant été inscrits au programme par les abertzale de Biarritz Autrement au cours des différents mandats. Alors que la langue basque retrouve peu à peu ses droits dans les communes, Michel Poueyts et Jean Michel Sorhaits ont émis le souhait de franchir un nouveau palier, avec la création du premier service communal de politique linguistique. Biarritz compte déjà un technicien de la langue basque à mi-temps, comme Bayonne ou plusieurs communautés de communes. Mais le programme acté avec Didier Borotra prévoit la création de tout un service : chef de service, formateur, animateur, traducteurs, secrétaire, afin d’inscrire la langue basque dans la vie biarrote de tous les jours. Si les abertzale conservent deux adjoints au maire dans l’exécutif, qui restent à définir (Didier Borotra n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature), ils auront également un conseiller délégué à la langue basque, qui fera partie du conseil exécutif de la mairie.
Abeberry simple conseiller Jakes Abeberry, qui a connu de sérieux problèmes de santé, a estimé être "au seuil de la vieillesse", ajoutant qu’il serait "indécent de vouloir être adjoint au maire, sans avoir le gnac qu’il faut". Il a annoncé qu’il resterait simple conseiller municipal avec des délégations au Conseil des élus ou l’Office public de la langue. Les candidats éligibles seront les mêmes, à l’exception de Maider Henebutte, qui laisse sa place à Ingrid Degraeve, nouvelle bascophone d’origine flamande devenue directrice de la crèche bascophone. Brice Morin, président du Gaztetxe de Biarritz, fera également partie de la liste en position non éligible.
Peio Claverie prépare sa liste
Peio Claverie avait en 2001 claqué la porte lorsque
l’alliance entre Didier Borotra et Jakes Abeberry s’est étendue à Max Brisson.
Jusque-là, tout le monde est d’accord. En ce qui concerne les prochaines
élections, deux versions complètement différentes s’opposent. Selon Jakes
Abeberry, "Peio Claverie est venu nous voir il y a quelques mois afin de
réintégrer Biarritz Autrement, mais avec le seul objectif d’être dans la liste
en position éligible". Mais comme tous les élus masculins de Biarritz Autrement
avaient décidé de se représenter, "il n’y avait pas de place pour Peio Claverie"
selon Abeberry. Peio Claverie serait donc allé voir Didier Borotra pour qu’il
lui fasse une place dans la liste, parmi les personnalités qualifiées que le
maire souhaite avoir dans son équipe. "Mais Didier Borotra a refusé cette
demande, soulignant qu’il souhaitait continuer à travailler avec Biarritz
Autrement" d’après Abeberry.
Jakes Abeberry, Michel Poueyts et Jean-Michel Sorraits
estiment donc que Peio Claverie "n’a pas de différence stratégique avec Biarritz
Autrement et l’équipe de Didier Borotra", puisqu’il aurait souhaité y adhérer
d’une façon ou d’une autre. Néanmoins, ils estiment légitime que Claverie
veuille monter une liste. Beñat Etcheverry, président de Biarritz Autrement, est
allé plus loin, en utilisant une image gastronomique, étant lui-même enseignant
au lycée hôtelier. "Pour découvrir toutes les saveurs du caviar, il faut être
patient. Or, Peio Claverie ne sait pas être patient et il a voulu prendre toute
la boite de caviar, en se servant à la louche" a-t-il conclu pour justifier le
refus que Biarritz Autrement lui aurait opposé.
Peio Claverie pour sa part, nie avoir voulu réintégrer
Biarritz Autrement. "Il y a six ans, l’alliance avec Didier Borotra a penché à
droite et j’étais parti parce que cette alliance ne me convenait pas. Et
aujourd’hui encore elle ne me convient pas, au regard de l’adhésion de Didier
Borotra à la politique de Nicolas Sarkozy. Non je n’ai pas demandé ma
réintégration à Biarritz Autrement. Oui j’ai été voir Didier Borotra, mais pour
lui dire que je comptais présenter une liste". Seule certitude, Peio Claverie
confirme donc qu’il prépare une liste, "pas une liste abertzale, une liste de
gauche". "Je me place en 2014, puisque ce sera le dernier mandat de Didier
Borotra et des grands dinosaures biarrots. Je veux ainsi éviter que la droite
clanique ne revienne au pouvoir"...
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