Un temps de châtaignes à Haize Berri
·En parallèle à Artekintza, le centre culturel d’Ostabat organise un week-end "Gaztainak bil" avec dessins, musique et bons mots
Les artistes restent mobilisés dans un bel ensemble pour soutenir le Centre culturel Haize Berri.Et pas des moindres. En parallèle à la tombola d’¦uvres d’art "Artekintza", qui continue à réunir de nombreux plasticiens à Ostabat, la campagne de collecte de fonds se poursuit ce week-end dans un registre musical et sous l’intitulé "Gaztainak bil", dans la salle municipale de Donaixti.Si le chanteur et écrivain Xabier Montoia, qui vient de recevoir le Prix Euskadi de Littérature, a dû reporter le rendez-vous à février de même qu’il n’a pu se faire remettre le prestigieux prix en revanche, une belle brochette d’artistes compose une affiche prometteuse pour deux soirées sous le signe de la musique, du théâtre, du dessin, du conte et des châtaignes.Et si Xabier Montoia remet sa visite en février, le Centre culturel d’Ostabat pourra tout de même compter sur Ruper Ordorika, dont la belle poésie acoustique de son dernier album, Memorairen mapan, est très peu parvenue aux oreilles du Pays Basque nord. Le Pays Basque sud a, en revanche, pu largement profiter de sa formule acoustique, tout en douceur, et de la poésie sombre et mélancolique des textes de Joseba Sarrionaindia, un vieux complice rencontré sur les bancs de la fac à Bilbao.Depuis, les deux hommes partagent une intimité rock, l’un servant à amplifier la voix de l’autre, qui s’était justement fait la malle d’une prison en se cachant dans un baffle du chanteur Imanol. Ce dimanche à partir de 16 heures à Donaixti, Ruper Ordorikasera idéalement accompagné du contrebassiste Jon Piris pour suivre la carte d’un monde intime, celui d’une génération qui a toujours gardé un pied dans la culture basque et l’autre dans la culture rock.
Mariage fécond
Ce mariage fécond des mots et de la musique se poursuivra ensuite avec Koldo Amestoy et Pantxix Bidart, le temps, pour le conteur, de passer en revue quelques mythes et légendes et au musicien d’en dessiner le paysage sonore.Compositeur et chanteur avec Elaudi, Pantxix Bidart, qui a également mis en musique des poèmes d’Itxaro Borda a ce don d’extraire la musique des mots ou de traduire le sens des mots en musique.
"Gaztainak bil", organisé dans le cadre de la campagne de collecte de fonds d’Haize Berri initiée il y a près d’un an, débutera cependant samedi soir vers 18h, par un apéro et un repas, histoire d’attaquer la "soirée cabaret" déjà repus à partir de 21h.Une belle façon de profiter du comédien avant-gardiste et underground Ander Lipus.Plusieurs fois primé, il avait interprété Ardoaz (du vin) à Irissarri et passé en revue Juan Junda, le potopsikodepressif, Manex "Domintxine" le chanteur d’Iparralde, le fantôme mâle ou femelle, le phoque barbu de l’Antarctique.On peut désormais s’attendre à tout à Donaixti.Côté musique, le mélange est tout autant hétéroclite avec Napoka Iria qui produira un rock grunge acoustique puisé dans les références de Miren Narbaiza, et d’Ander Mujikapar.Des références où l’on côtoie Jeff Buckley, Radiohead, Mr Bungle, U2, Led Zeppelin, Neil Young, Janis Joplin, Anari ou le groupe Kokein. Un autre duo leur succédera sur scène, composé de Nahia Zubeldia et Julien Labat.La jeune chanteuse, qui faisait partie de Unama s’accompagne désormais d’une guitare classique pour chanter ses compositions en euskara et en français et des reprises en quatre langues, dans un style folk calme et parfois humoristique. Elle est accompagnée à la guitare électrique et folk par Julien Labat, membre d’Okabe, de Sister Simone and the Holy Balls et de The Drop Stops.
Pour superviser le tout, on pourra compter sur Asisko et Aitor.A peine rentré de la foire de Durango, Asisko remettra sur le métier son humour exigeant pour le Centre culturel de son village d’adoption.Le dessinateur sera épaulé par Aitor, un complice d’Iruña, qui l’aidera à dessiner la bande originale de cette soirée cabaret inspirante qui mêle musique, théâtre, dessin, conte.Et donc châtaignes, comme le rappelle l’intitulé "Gaztainak bil".
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