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Le JPB > Sports > Rugby 2007-12-01
Top 14 - 4e journée
La grande explication
·Terminé le cache-cache, Bayonne et Biarritz vont déballer tous leurs atouts cet après-midi (15 heures) sur la pelouse de Jean Dauger

Nous y sommes. Plus que quelques minutes avant le coup d’envoi de l’événement qui va certainement marquer ce premier week-end de décembre au Pays Basque. Bayonnais et Biarrots se sont donné rendez-vous cet après-midi à 15 heures précises du côté de Jean Dauger pour la grande explication. L’Aviron et le BOPB sortiront leur artillerie lourde, leurs meilleurs atouts, dans l’espoir d’attaquer plein pot l’avant fêtes de Noël qui s’annonce déterminant pour la suite des événements. Les ciel et blanc aimeraient en fait s’assurer que cette saison est, comme prévu, celle de la consolidation, du palier franchi. C’est pourquoi ils misent énormément sur leur deuxième match à domicile, mais également sur le prochain, le déplacement an Catalogne. "En gagnant le BOPB et l’USA Perpignan on pourra passer les fêtes tranquillement" lance Jeff Beltran, "au-delà du derby, ça nous mettrait en situation confortable, de quoi travailler encore et toujours dans la sérénité" rajoute-t-il. Pourtant, l’entraîneur des arrières bayonnais ne minimise en rien le caractère spécial de ce derby. Il en a d’ailleurs la définition presque exacte : "Le derby, c’est une rencontre ordinaire, qui se joue avec une envie extraordinaire".

Beaucoup à gagner

A Biarritz Philippe Bidabé confirme : "Un derby ne se galvaude pas. Ce sont des matches très différents. Même si nous étions premiers avec 10 points d'avance et eux derniers, cela n’aurait rien changé. Un derby se joue toujours à fond. Les deux équipes vont l’aborder avec fierté. Tout le monde a envie de se rattraper".

Même Louis Massabeau qui en est à son énième Bayonne-Biarritz trouve celui-ci plus pimenté : "Il est encore plus spécial du fait que l’on a l’impression que l’on peut faire quelque chose pour la ville. Sans oublier que cette rencontre peut faire basculer le vainqueur dans une dynamique positive. Quel que soit le gagnant". Biarritz aurait-il plus à perdre dans cette histoire ? "Je ne le pense pas" réplique le troisième ligne. "Nous avons autant à perdre qu’eux. Et si nous nous attelons à nos objectifs de début de saison, nous nous devons de l’emporter".

Privé de Linde, Gower et Larrechea, l’Aviron devra toutefois être plus rigoureux que contre le Stade Français, face auquel il a encaissé sept essais. "Le derby risque de se jouer sur des détails. C’est aussi cela le charme des derbys. Ils se jouent sur des choses que l’on n’avait pas prévues". Sur la stratégie à adopter, comme son manageur mercredi après-midi, Beltran ne donne pas beaucoup d’information : "Si l’on veut perturber l’adversaire, il faut commencer par perturber sa propre organisation" lâche-t-il.

Biarritz dans le brouillard

Côté Biarritz on n’a pas donné plus de pistes. Rarement le BOPB est arrivé aussi mal en point pour un derby. Les rouge et blanc sont dans le brouillard, avec un jeu en rodage (aucun essai en Top 14), qui ont poussé à un remaniement de l’encadrement. Du coup Isaac est venu prêter main-forte au duo Delmas-Lagisquet en place depuis quatre saisons. Biarritz regrette également de nombreux absents, et pas des moindres. Outre Betsen, Couzinet ou Dridi, le BO a notamment perdu pour deux mois Dimitri Yachvili, auteur de 78% des points biarrots depuis le début de saison (58 pts sur 74, toutes compétitions confondues).

En revanche, les Biarrots verront peut-être la première du Zimbabwéen, naturalisé américain, Ngwenia. Et on dit peut-être car l’ailier prétendu par l’Aviron devait déjà débuter la semaine dernière contre Toulouse. Des soucis administratifs avaient empêché sa titularisation, il devrait être de la partie cet après-midi. Le BO l’a inclus dans le groupe.

Autre retour, celui de Benjamin Thiery, pile face à son ancien club. L’ex-Bayonnais pourrait évoluer à l’arrière ou à l’aile. En tout état de cause, Biarritz cherchera chez son premier voisin le remède à tous ces maux. Le BO tâchera de "se lâcher", de tenter, d’oser, non sans d’abord passer par la case combat que les coéquipiers de Thion devront proposer. ça a été le mot d’ordre dès la défaite essuyée contre Toulouse. Reste à l’appliquer.

Une chose est sûre, ce Bayonne-Biarritz risque de laisser des traces, d’un côté comme de l’autre... selon le résultat... et la manière.



« Ce serait logique que l’on gagne »

Xabier Péméja | Co-entraîneur Aviron Bayonnais

Détendu et concentré à la fois, Xavier Péméja avait la tête mitigée hier après-midi 24 heures avant le grand derby. L’entraîneur des avants bayonnais s’attend à un grand combat devant, il a programmé l’équipe en fonction.

Tout le monde dit que ce derby démarrera devant...

C’est toujours ça en rugby, mais c’est certainement encore plus vrai cette fois-ci où je m’attends à un combat énorme devant. Nous allons affronter la plus grosse mêlée des trois premiers rendez-vous de championnat. ça sera aussi de mesurer où nous en sommes avec la nôtre.

Il manquera Linde dans l’alignement...

Effectivement, c’est une pièce maîtresse, mais il va falloir s’adapter. C’est pour cela que nous avons mis Andrew (Springgay) en deuxième ligne. Puis il y aura Cédric Bergez, notre premier sauteur. Cela dit, c’est vrai qu’il faudra être encore plus appliqué dans ce domaine.

Pourquoi avoir titularisé Lopresti ?

C’est le pilier droit le plus expérimenté que nous avons. C’est la raison pour laquelle nous l’avons mis, j’espère qu’il apportera son expérience. Ensuite on fera rentrer Aretz Iguiniz dont la jeunesse devra terminer le travail de Lopresti.

Comment sentez-vous ce derby ?

Ce sera difficile, on l’a déjà dit, mais ce serait logique que l’on gagne. Franchement, ce groupe le mérite, de par l’engagement des joueurs et parce qu’ils reviennent de loin. La grande différence par rapport à l’an dernier c’est que la victoire pourrait ne pas être une surprise.

Vous parlez pour Bayonne ?

Pour Bayonne, bien sûr, nous avons assez de problèmes à gérer notre jeu sans qu’on aille s’occuper du voisin. J’ai d’ailleurs l’impression que le rugby en France a haussé son niveau de jeu. Les écarts se sont resserrés.

Olatz IDOATE


 
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