Coupe d’Europe - 2e journée
Biarritz évite de justesse le fiasco européen
·Le Biarritz Olympique Pays Basque n’a dû sa survie dans l’aventure européenne qu’à une pénalité à la dernière minute de jeu
Biarritz a souffert et une nouvelle fois inquiété, avant de s’imposer à l’ultime minute face à de séduisants Saracens 22 à 21 (mi-temps 9-14), samedi à Aguiléra, pour prendre le commandement de la Poule 4 de la Coupe d’Europe de rugby après deux journées de compétition.
Une pénalité des 49 m de Yachvili (80+2) a sauvé la mise des Biarrots qui ont reçu, malgré la domination de leurs avants, une leçon de réalisme offensif des Londoniens, auteurs de trois essais de trois-quarts contre un seul au BO, par Philippe Bidabé.
Yachvili (17 points), malgré quatre pénalités manquées, a encore incarné l’assurance-survie de Basques. Et Biarritz, qui revient de loin, a encore failli payer le manque d’efficacité qui mine son début de saison (2 essais en 4 matches). "Il me tarde le match retour, quand on aura intégré tous les nouveaux, car là, on n’a pas encore la bonne carburation", soufflait le co-entraîneur Patrice Lagisquet, pestant contre les surnombres mal négociés et fautes de main, tel l’en-avant de Vahafolau sur la ligne. "Heureusement que mentalement, on est forts", a-t-il ajouté.
Une défaite eût virtuellement coulé les -hautes- ambitions européennes du BO, finaliste en 2006. Avec ce succès étriqué, il se retrouve seul aux rênes de la Poule avec 2 victoires en 2 matches, et 8 points, soit 2 longueurs d’avance sur les Saracens et Glasgow, vainqueur vendredi de Viadana (ITA) 41-31.
Biarritz était prévenu : les "Sarries" avaient changé depuis leur correction 43-13 à Aguiléra en janvier 2006. Désormais plus complets dans leurs lignes, vifs et judicieux dans l’alternance, ils plièrent maintes fois sans rompre sous les groupés pénétrants et pénaltouches, et jouèrent joliment leurs coups.
De moins en moins l’allure
d’un favori
D’entrée, une double sautée Jackson-Sorrell suivie d’un rebond heureux envoyait l’ailier fidjien Ratuvou pointer en coin (6e, 3-7). La même vista, sur un ballon récupéré aux 22m biarrots, voyait Farrell ajuster une passe au pied dans l’en-but pour Penney (35e, 6-14). Tardif, le réveil basque venait d’un vif enchaînement consécutif à une chandelle : Vahafolau, très en vue, lançait Bidabé à l’essai (55e). Le BO repassait devant (19-14) mais le mordant restait anglais, à l’image de Farrell concluant en force plusieurs renversements (74e, 19-21).
"On a joué un très bon rugby, suffisamment bon pour gagner", regrettait l’entraîneur australien des Saracens Alan Gaffney, pour qui son équipe a payé "un décompte de pénalités dur à avaler." De fait, Yachvili, dos au mur, manquait dans les dernières minutes une pénalité de la gagne, pas la 2e...
Le BO défendra sa 1re place à Glasgow le 9 décembre, mais a de moins en moins l’allure du grand favori de cette Poule 4. Il lui faudra cravacher pour se qualifier, a fortiori avec le bonus défensif pris samedi par les Saracens, chez qui Biarritz peut redouter le voyage en janvier.
D’ici là, et avec notamment la réception de Toulouse en Top 14 samedi, les Basques feraient bien de trouver cette fichue "carburation".
Le BO, Perpignan et Toulouse passent, Paris et Clermont cassent
Biarritz, Perpignan et Toulouse, victorieux respectivement contre les Saracens (22-21), à Trévise (29-17) et contre les Irlandais du Leinster (33-6) ont remporté leur deuxième succès lors de la deuxième journée de la Coupe d’Europe, fatale au Stade Français et à Clermont, largement battus à Bristol et chez les Irlandais du Munster. Bourgoin, qui a remporté sa première victoire européenne depuis décembre 2005 contre l’Ulster (24-17), conserve ses chances de qualification pour les quarts de finale. Avec ces défaites, le Stade Français et Clermont voient leur avenir européen compromis, surtout que ces deux clubs font partie des deux poules "de la mort" de cette Hcup 2007-2008.
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