600 personnes à Ciboure pour dire stop à la répression
·Askatasuna estime que les libertés sont mises à mal en Pays Basque "par du harcèlement policier et judiciaire" en augmentation
Plusieurs centaines de personnes ont participé samedi à une manifestation à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz malgré le froid intense, pour dénoncer que la "répression n’est pas la solution" et demander de "laisser le Pays Basque en paix", suite aux dernières perquisitions dans plusieurs bars abertzale du Labourd, ainsi qu’à la mise sous écrou de la Senpertar Maiana Mendiboure.
Organisée à l'appel du Comité de soutien aux prisonniers politiques basques Askatasuna, la manifestation s'est déroulée sans incidents, après avoir fait un aller-retour Ciboure - Saint-Jean, même si à la fin du défilé quelques pierres ont volé alors que la manifestation était arrêtée par un cordon de CRS afin d’éviter que le cortège ne s'approche du domicile de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur.
Les manifestants ont défilé dans les rues de Ciboure puis de Saint-Jean-de-Luz, traversant le pont de la Nivelle, derrière une banderole appelant à mettre fin à la "répression policière" au Pays Basque. Les différents mouvements abertzale sont victimes de "harcèlement politique et judiciaire", a souligné Anaiz Funosas, porte-parole d’Askatasuna, rappelant les opérations policières crescendo ces dernières années contre les différents mouvements, comme Gazteriak, Segi, Askatasuna et aujourd’hui les bars associatifs. "Les libertés sont sérieusement mises à mal par la recrudescence répressive, le harcèlement policier et judiciaire" ont-ils remarqué, rappelant différents dossiers dénoncés comme des "montages policiers afin de criminaliser la gauche abertzale".
Les bars Xilko à Bayonne, Tana de Ciboure et Kanttu à Hendaye ont été perquisitionnés le 14 novembre à la demande de la juge antiterroriste parisienne Laurence Levert, dans le cadre d'une enquête portant sur "l'aspect financier" de leur fonctionnement, selon les sources policières.
|