Dopage
AMA : Guy Drut candidat de dernière minute
Guy Drut a indiqué hier qu’il avait accepté d’être le "candidat du compromis" des gouvernements à la présidence de l’Agence mondiale antidopage (AMA), lors de l’élection qui aura lieu aujourd’hui en clôture de la Conférence de Madrid. "J’ai été l’objet de quelques sollicitations et je me suis déclaré disponible", a indiqué l’ancien ministre français des Sports (1995-1997), peu après l’annonce, ensuite démentie par l’intéressé, du retrait du candidat australien John Fahey. "Si je suis présenté par les gouvernements, j’accepterai. Je pourrais aller jusqu’en mai prochain (date de la future réunion du Conseil de fondation qui élit le président, ndlr) pour clarifier la situation", a ajouté M. Drut.Il a précisé que les négociations avaient débuté hier matin et n’étaient "pas terminées", confirmant ainsi une information du site "l’Equipe.fr" qui annonçait sa candidature. "Ce serait une sorte d’intérim. Après, je verrai bien", a conclu le champion olympique 1976 du 110 m haies, qui est également membre du Comité international olympique (CIO). La présidence de transition du Français aurait l’avantage de débloquer une situation électorale bien mal engagée depuis le début de la Conférence mondiale, mercredi, l’autre candidat des gouvernements, John Fahey, ayant fait l’objet d’une résolution hostile des 47 pays du Conseil de l’Europe, jeudi soir. Ces derniers, considérant que leur poulain, Jean-François Lamour, avait été poussé à la démission par une man¦uvre irrégulière des supporteurs de Fahey, avaient alors décidé de demander le report de l’élection à mai prochain, le temps de désigner un nouveau candidat, et décidé, s’ils ne l’obtenaient pas, de donner une consigne d’abstention à leurs cinq représentants au Conseil de fondation de l’AMA. Hier, alors que les rumeurs sur la candidature Drut enflaient, Maud de Boer Buquicchio, très active secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, déclarait que les 47 "auraient - le cas échéant - le temps d’ici mai de s’entendre sur un candidat", refusant de citer des noms. Dans tous les cas, la candidature Drut devrait provoquer une contre-attaque des partisans de Fahey -Etats-Unis, Afrique du Sud, Océanie pour les plus assidus- qui ne manqueront pas de reprocher aux Européens de violer à leur tour les procédures.
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