Coupe d’Europe - 2e journée
Une victoire, et la forme si possible
·Le BO dispute en partie son avenir européen cet après-midi (16h30, Aguiléra) face aux Saracens. La victoire est obligatoire
Biarritz, victorieux mais frustré de bonus offensif lors de la 1re journée de Coupe d’Europe à Viadana (19-11), doit faire le plein de points, avec les formes, cet après-midi (16h30, Aguiléra, France 2) en recevant les Saracens, sous peine de voir les Londoniens prendre fermement l’initiative dans la Poule 4. Les Basques se doivent au moins de rentrer ce soir avec quatre points de plus que son adversaire. C’est le minimum syndical pour continuer à envisager un quart de finale à Anoeta.Pas si évident quand on sait que l’ouvrage des Biarrots laisse quand même à désirer en ce début de saison. L’efficacité offensive surtout (1 essai en 3 matches, Top 14 et Coupe d’Europe confondus). Conquête et défense sont là, mais le BO peine à ouvrir des brèches, constate l’entraîneur Patrice Lagisquet. Le coach est conscient que son équipe ne parvient pas à trouver le rythme de croisière, à lancer définitivement la saison, "On n’arrive pas à se libérer, à se faire plaisir. C’est en décalage par rapport à ce qu’on vit à l’entraînement. D’autant que nous n’avons pas forcément beaucoup de blessés. Puis il y a le fait qu’on fait tourner, on essaye d’intéresser tout le monde, histoire de les mettre dans le coup, car on sait que la saison sera longue. Cela dit, on ne peut pas aller plus vite que la musique. On doit peut-être être plus patients".
Des Londoniens dangereux
Les Saracens, eux, ne s’annoncent pas comme un adversaire facilement abordable cette saison. Plus complets, malgré la retraite de Castaignède, que ceux corrigés en 2006 à Aguiléra (43-13), les "Sarries" vivent leur meilleur début de championnat (3e après six journées) depuis longtemps, et mènent la Poule 4, un point devant Biarritz, après leur bonus offensif face à Glasgow (33-31) samedi dernier. "Mais la partie défensive laisse beaucoup à désirer. Le problème n’est pas structurel, mais on souffre d’erreurs individuelles", pose l’entraîneur australien Alan Gaffney, passé par le Leinster, le Munster, et artisan du renouveau des Saracens depuis son arrivée à la mi-saison dernière. Cette faiblesse défensive pourrait se payer à Aguiléra. D’autant que l’effectif des Saracens, qui attendent en décembre leur recrue All Black Chris Jack, semble un ton en dessous du riche BO, malgré la présence du centre Andy Farrell, du flanker Richard Hill ou du pilier Census Johnston, ex-Biarrot.A ce sujet, Patrice Lagisquet n’a pas hésité à faire l’éloge des Londoniens : "C’est une équipe bien structurée qui pratique un rugby à l’australienne, un peu comme le Stade Français, avec des joueurs qui attaquent rapidement la ligne défensive. Ce sera donc une belle équipe pour s’étalonner. Rien à voir avec celle que l’on a rencontrée, il y a deux ans".
Il ne manque pas grand-chose
Celle de cet après-midi peut donc s’avérer la rencontre-référence que les rouge et blanc recherchent depuis le début de la saison. Car selon les coaches, si le rugby du BO n’est pas encore totalement huilé, il ne manque pas grand-chose : "On est bien dans les intentions" livre Jacques Delmas, "il nous reste à régler des détails dans la transmission avants/trois-quarts. Soyons capables de nous adapter et d’être plus restrictifs. N’oublions pas de faire du combat quand nous voulons trop bien appliquer ce que nous devons faire. Même s’il faut accepter de vivre une période un peu difficile. Car ce que j’ai revu du match contre Viadana, il y a des choses très intéressantes".Mis à part les blessés Serge Betsen, Benoît August, Benjamin Thiery et Romain Cabannes, le BOPB alignera un XV plus qu’intéressant avec notamment Nicolas Brusque. L’arrière, qui va disputer cet après-midi son 55e match européen, explique pourquoi les Biarrots n’ont pas encore développé le jeu qu’ils ambitionnent de pratiquer : "Nous ne sommes pas assez agressifs dans le combat. Pour l’instant les équipes que nous avons rencontrées se sont contentées de défendre, l’équipe des Saracens dont le jeu est moins restrictif devrait nous permettre de nous exprimer offensivement".
L’équipe de Biarritz :
Balan, Noirot, Lecouls, Thion, Couzinet (c.), Creevy, Harinordoquy, Vahafolau, Yachvili, Peyrelongue, Bidabé, Traille, Bosch, Willemse, Brusque.
Remplaçants :
Cortese, Coetzee, Carizza, Cronje, Malonga, Dupuy, Masi.
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