Grâce au nouveau Prix Nobel de la Paix Al Gore et à son film Une vérité qui dérange, la question du développement durable s'est installée sur la scène politique internationale. A l'instar du rapport britannique Stern qui a tiré la sonnette d'alarme sur les risques d'une récession économique due au réchauffement climatique ou des prises de position pro-environnementales de la Commission européenne, au plan international, nul n'envisage le développement économique sans intégrer une dimension environnementale responsable.
Au plan national, le ministre de l'environnement Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'État Nathalie Kosciusko-Morizet ont porté la contribution du gouvernement à cette question.
Pour autant si les différents groupes de travail du Grenelle de l'Environnement ont eu fort à tabler, l'impact des Technologies de l’Information et de la Communication dans la réorganisation de nos sociétés et économies a été largement sous-estimé tant l'approche de ces questions est encore trop centrée sur une vision traditionnelle de l'écologie.
Il est évident que les TIC ne représentent pas la solution aux problèmes de dégradation de l'environnement que l'on connaît aujourd'hui au niveau local comme mondial.
Pour autant, aujourd'hui plus que jamais, nous devons comprendre que ces technologies peuvent nous aider à défendre des positions plus responsables (transport, énergie, bâtiment, dématérialisation de l'administration) pour contribuer à une forme de développement humain et économique intégrant pleinement les enjeux écologiques planétaires.
Si elles constituent, les premières briques de nouveaux modèles économiques ouverts sur le monde et responsables, elles supposent d'associer tous les acteurs sous des nouvelles formes de coopération et de solidarité qui passent par la maîtrise des usages et des innovations induites par la culture du numérique.
C'est cet état d'esprit, que l'ANTIC Pays Basque s'est engagée avec la Chambre des Métiers des Pyrénées-Atlantiques et le Comité Départemental du Tourisme pour inviter 12 000 TPE de ce territoire à faire le pari du Passeport pour l'Economie Numérique.