Main nue mur à gauche - Professionnels - Quatre et demi- Demi-finales
Les artistes dos au mur
·Les perdants de la première journée n’ont plus droit à l’erreur. Titin III et Martinez de Irujo croiseront le fer ce après-midi à Pampelune
Le système est implacable. On n’a pas le droit de trébucher deux fois sur la même pierre. Ni sur une autre d’ailleurs. Les perdants de la première journée, Martinez de Irujo et Titin III en l’occurrence, n’ont plus le droit à l’erreur dans cette phase finale du championnat dans le quatre et demi. Celui qui remportera la rencontre les opposant cet après-midi à Pampelune (18h30, Tele 5) pourra encore rêver à une hypothétique finale, les chances de l’autre sont plus que minimes. C’est dire la pression qui régnera dans la cancha navarraise où, soit dit en passant, le plein est à nouveau prévu. En tout état de cause, les "artistes" brandiront à nouveau leurs armes fatales... avec un petit bémol côté champion en titre, pas du tout satisfait de sa première prestation samedi dernier et qui lance un appel à la modération. "J’ai la partie en tête" se souvient Martinez de Irujo, "et je sais que j’ai joué trop précipitamment. Il faut que je me pause, que je me place un cuadro plus loin. D’autant que j’étais stressé, je dois aborder cette partie plus calmement". Irujo n’a pas hésité à faire une autocritique, "je suis le seul qui n’a pas fait une bonne partie la semaine dernière. Titin et Barriola ont été bons, et Aimar plus intelligent que moi. Il a attendu que je fasse la faute, et ça a marché". Son adversaire, Titin III, est lui aussi content de sa prestation, mais à 38 ans la lucidité ne fait plus défaut. "C’est vrai, dans l’ensemble, j’ai réalisé une bonne partie face à Barriola, mais cela ne sert à rien. Désormais, il n’y a plus que la victoire qui compte". Vrai. Au Labrit, toujours dans un registre offensif, les deux pilotari tenteront de faire valoir leurs arguments. Si Irujo prône un peu plus de sérénité dans son jeu, Titin III n’a qu’une seule stratégie : la volée. Un jeu aire qui déstabilise, qui dérange, et qui permet de jouer à son rythme. Tout ce que le Basque veut éviter : "Si on ne lui enlève pas la volée, il peut vous rendre fou" s’exclame Irujo, "je tacherai de dominer le point, et le priver de pelotes". La théorie est apprise...
Demain à Donostia
Demain (18h30, ETB-1), l’ambiance devrait être beaucoup plus détendue à Donostia, même si l’enjeu est tout aussi intéressant. Olaizola II et Barriola, les vainqueurs de la première journée, jouent en effet dans la partie haute du tableau. Le vainqueur aura un pied en demi-finale, le perdant retourne à la case départ, tout se décidera lors de la troisième et dernière journée. Les parieurs devraient montrer une légère préférence pour le Goizuetar, dont la première prestation a fait forte impression. Même Barriola en convient en avouant qu’il affrontera demain sa bête noire : "On se connaît depuis longtemps, et si je l’ai battu l’an dernier dans le quatre et demi, il a gagné toutes les autres oppositions. C’est un adversaire qui ne me va pas. Il fait très peu de cadeaux, les résultats sont là pour le prouver".
|