Les éleveurs de l’Ossau-Iraty veulent un prix supérieur pour le lait AOC
"Le premier signe d’accompagnement doit venir des transformateurs", a lancé jeudi Patrick Etchegaray, le président sortant de l’AOC Ossau-Iraty. L’assemblée générale du syndicat a marqué l’entrée de l’appellation fromagère dans une nouvelle phase, celle de l’application du nouveau cahier des charges. Des nouvelles mesures qui supposent des efforts plus grands de la part des producteurs de lait. C’est pourquoi une des exigences des syndicats ELB et FDSEA, ayant constitué liste commune aux élections des représentants des producteurs laitiers, tient à la différenciation des prix du lait AOC et non AOC. "Il faut une différenciation de 5% entre les deux catégories", a affirmé Patrick Etchegaray, conformément aux accords entre les deux syndicats d’éleveurs.
"La balle est dans le camp des transformateurs. Ne nous décevez pas", a adressé le président sortant aux représentants des laiteries.
"Il est évident que les efforts des producteurs doivent être mieux récompensés", a également déclaré Francis Poineau, représentant des producteurs fermiers mais aussi responsable d’ELB. L’éleveur est d’ailleurs pressenti comme le prochain président de l’Ossau-Iraty.
Les modalités relatives au prix du lait de brebis sont fixées au sein d’une interprofession ovine qui regroupe trois collèges: producteurs laitiers, coopératives et transformateurs industriels. Lors de la dernière assemblée de l’organisme, les producteurs ont souhaité que les éleveurs de l’AOC, soumis à un cahier des charges de plus en plus strict bénéficient d’un prix du lait supérieur de 5% au lait produit par les éleveurs non engagés dans la démarche qualité, en particulier les éleveurs de races exogènes. La réponse des laiteries devrait être sur la table vendredi lors du conseil d’administration de l’interprofession. Les transformateurs, qui aiment à déclarer leur attachement à l’Ossau-Iraty auront l’occasion de mettre leurs paroles en pratique. Si jusqu’à présent, les revendications des deux syndicats ne se rejoignaient pas toujours, aujourd’hui les laiteries sont face à un front commun qui rend la man¦uvre d’autant plus délicate.
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