Main nue mur à gauche - Professionnels - Quatre et demi - Demi-finales
Opposition de style dans "la cage"
·Le quatre et demi propose aujourd’hui et demain la première journée des demi-finales
La compétition du quatre et demi ou "la cage" rentre cet après-midi dans sa dernière ligne droite avec les affaires sérieuses qui commencent. La première journée de la poule demi-finaliste est placée sous le signe de l’opposition de style. En effet, si l’on reprend les quatre derniers prétendants au titre, les mêmes que l’an passé d’ailleurs, on retrouve les "classiques" d’un côté et les "créateurs" de l’autre. Barriola et Olaizola II s’inscrivent dans le premier volet. Plus posés, jouant au rebond, les deux amis se caractérisent par leur sobriété dans la cancha. Les deux autres, en revanche, Titin III et Martinez de Irujo évoluent dans un registre beaucoup plus instinctif. Ils aiment le risque, l’attaque, et se fient plus souvent à l’instant ŒT’ de la partie qu’à ce que le coach leur avait conseillé dans les vestiaires.
Le fait est qu’à partir de cet après-midi au mur à gauche Labrit de Pampelune, les quatre acteurs devront mettre sur la table tous leurs arguments pour essayer de décrocher le sésame tant attendu, actuellement dans la vitrine de Martinez de Irujo.
Justement, le champion en titre ouvrira le bal cet après-midi (18h30, Pampelune, Tele 5). Et il le fera face à celui qui est pour beaucoup le plus grand spécialiste de la discipline. Sa régularité lui a valu le surnom de "machine", et pour cause, il accorde la plus petite place possible au hasard. Capable d’ "ennuyer" l’adversaire sans jamais commettre Œla’ faute, sa stratégie semble fonctionner si l’on en croit les xapela remportées en 2002, 2004 et 2005.
En face, il aura affaire à son plus grand ennemi. Irujo, qui partage le statut de "meilleur pilotari du circuit" avec le Goizuetar. Il a remporté sa première xapela dans cette discipline l’an dernier, face à Barriola et d’un souffle (22-21), la chance des champions aidant. Cela dit, c’est un pilotari capable d’inventer une nouvelle technique à chaque rencontre. Imprévisible, Irujo a fait sa "mini-révolution" chez les professionnels. Seul hic, ce sera sa première partie (Gonzalez a déclaré forfait en quart de finale). Personne ne connaît son état de forme et si sa saison estivale a été catastrophique, il a largement les moyens de rebondir.
Demain à Eibar
Demain (18h30, ETB-1), le mur à gauche Astelena d’Eibar sera témoin d’une autre opposition de style. Encore plus prononcée celle-là puisqu’un avant sera opposé à un arrière. Au plus avant des arrières d’ailleurs, Barriola se débrouillant comme un poisson dans l’eau près du frontis. Techniquement, le Leitzar est aussi performant que n’importe quel attaquant, et si le jeu aire reste son point faible, il compense largement par un deux-murs destructeur. Pour le reste, très mobile, Barriola est toujours difficile à man¦uvrer.
Tout comme Titin III si on le laisse user de sa volée étouffante. Le Riojano, l’avant-type des joutes en deux à deux, n’a pas encore remporté le moindre titre dans le quatre et demi. Il s’est incliné lors des deux finales disputées, face à Retegi II en 1997 et contre Nagore en 2003. Au risque d’être répétitif, cette année pourrait être celle de la dernière chance pour le pilotari de 38 ans. En tout état de cause, le pilotari de Tricio peut encore faire falloir ses atouts : une défense à toute épreuve et une volée offensive qui ne laisse pas respirer l’adversaire. Pour peu qu’il marque le rythme de la rencontre, ses chances de succès sont élevées. Dans le cas contraire, comme tout le monde, il faiblira.
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